Les Bourses européennes poursuivent leur hausse à la mi-séance

le
0
L'ACCORD SUR LA GRÈCE DOPE TOUJOURS LES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE
L'ACCORD SUR LA GRÈCE DOPE TOUJOURS LES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent en nette hausse à la mi-journée et Wall Street est également attendue dans le vert, après l'annonce en début de matinée d'un accord entre Athènes et les dirigeants de la zone euro sur un plan de sortie de crise qui permettra d'éviter un "Grexit".

Au terme de près de 48 heures de négociations à Bruxelles, un accord a été trouvé lundi sur un nouveau plan d'aide à la Grèce moyennant un programme de réformes durci.

Vers 10h50 GMT, le CAC 40 s'adjuge 1,87% (91,63 points) à 4.994,70 points à Paris, le Dax gagne 1,28% à Francfort et le FTSE progresse de 0,63% à Londres.

Alors que la Bourse d'Athènes est fermée depuis le 26 juin, les actifs grecs cotés aux Etats-Unis bondissent de plus de 10% dans les échanges d'avant-Bourse, alors que les marchés américains devraient ouvrir en hausse.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 et l'EuroStoxx 50 de la zone euro avancent respectivement de 1,55% et 1,66%.

Pour Philippe Gijsels, de BNP Paribas Fortis Global Markets à Bruxelles, si l'accord et l'atmosphère de coopération sont positifs pour les marchés, une certaine volatilité n'est pas à exclure "car il reste un léger risque d'exécution".

Aux valeurs, les financières sont à l'honneur et l'indice des banques de la zone euro s'adjuge 2,49%, notamment porté par la progression des titres BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale, qui gagnent entre 2,4% et 2,9%.

Après avoir bondi immédiatement après l'annonce de l'accord sur la Grèce, l'euro cède du terrain face au dollar, victime de prises de bénéfices.

"Nous constatons une baisse de l'euro en ce moment. Mais c'est à cause des mouvements de la fin de la semaine dernière; dans l'ensemble c'est plutôt prometteur", estime Vasileios Gkionakis, d'UniCredit.

Sur les marchés obligataires, après une flambée initiale d'optimisme, les investisseurs, ont plutôt retenu le fait qu'il restait encore beaucoup à faire pour que la situation de la Grèce s'améliore.

L'écart de rendement entre les obligations italiennes et allemandes a plongé dans les premiers échanges à un plus bas de deux mois, à 1,14 point de pourcentage mais il est remonté à 1,23 en fin de matinée, son niveau d'il y a trois semaines.

A la mi-journée, le rendement des obligations portugaises à dix ans est en baisse à 2,75%, celui de la dette italienne de même échéance est stable à 2,144% et celui de la dette espagnole à dix ans est en légère hausse à 2,175%.

Ces obligations de pays dits "périphériques" de la zone euro affichent de meilleures performances que le Bund allemand à dix ans, considéré par les investisseurs comme une valeur refuge en temps de crise et dont le rendement progresse de quatre points de base à 0,93%.

Par ailleurs la perspective d'un accord sur le programme nucléaire iranien à Vienne, qui aboutirait à une levée des sanctions et verrait la production iranienne venir alimenter un marché déjà excédentaire, pèse sur les cours du pétrole, qui cèdent près de 1,0%.

(Marc Jones, Alistair Smout et Atul Prakash; Myriam Rivet pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant