Les Bourses européennes peu changées vers la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES À L'ÉQUILIBRE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES À L'ÉQUILIBRE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes varient peu mercredi autour de la mi-séance, se maintenant à proximité d'un pic de huit mois malgré l'annonce d'un net recul de la production industrielle de l'Allemagne en juillet.

Wall Street est attendue proche de l'équilibre dans les premiers échanges avec un agenda toujours dominé par les questions de politique monétaire.

Si les investisseurs sont persuadés que la Banque centrale européenne (BCE) annoncera jeudi qu'elle laisse ses taux inchangés, ils s'interrogent encore sur le calendrier que choisira la Réserve fédérale américaine pour relever les siens.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 3,82 points (+0,08%) à 4.533,80 vers 10h15 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,24% et à Londres, le FTSE avance de 0,03%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro et le FTSEurofirst 300 progressent respectivement 0,28% et 0,01%.

Les investisseurs ont appris avant l'ouverture que la production industrielle de l' Allemagne avait subi au mois de juillet sa contraction la plus forte depuis 23 mois, ce qui entretient la crainte d'un ralentissement de la première économie d'Europe.

La production industrielle de la Grande-Bretagne a en revanche augmenté de 0,1%, portée par la production de pétrole et de gaz qui a permis de compenser un repli de l'activité manufacturière.

A Paris, Interparfums perd plus de 4% après avoir annoncé un résultat net en recul de 7% au premier semestre 2016 à cause notamment d'une provision de 1,8 million d'euros liée à un contrôle fiscal portant sur ses quatre derniers exercices.

Les actions des compagnies aériennes européennes sont à la peine après plusieurs abaissements de recommandation par Deutsche Bank. Lufthansa cède 3,1%, plus fort recul du Dax, et Air France-KLM perd 2,85%.

Wall Street a fini mardi dans le vert, soutenue par le sentiment qu'une hausse des taux imminente était exclue à la suite de la publication d'un indice ISM témoignant d'un ralentissement de l'activité des services aux Etats-Unis.

Le président de la Fed de San Francisco, John Williams, est intervenu dans le débat pour dire que relever les taux se justifiait par une situation de plein emploi et une inflation qui se rapproche des 2%.

L'impression majoritaire sur les marchés n'en demeure pas moins que les taux américains ne bougeront pas avant le mois de décembre.

Dans ce contexte, la publication du compte-rendu de la dernière réunion monétaire de la Fed (18h00 GMT) est très attendue.

Du côté du pétrole, les cours sont orientés à la hausse, toujours portés par l'accord de coopération entre la Russie et l'Arabie saoudite en vue de stabiliser le marché, même si aucun plan concret n'a été annoncé.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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