Les Bourses européennes peu changées à la mi-séance

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LA BOURSE DE FRANCFORT EN LÉGÈRE BAISSE À LA MI-SÉANCE
LA BOURSE DE FRANCFORT EN LÉGÈRE BAISSE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes étaient irrégulières autour du point d'équilibre vendredi à la mi-séance, se stabilisant après leurs pertes de la veille et Wall Street est attendue en petite hausse, ce qui lui permettra de rebondir après avoir subi jeudi son repli quotidien le plus marqué depuis le 20 juin.

À Paris, le CAC 40 avançait de 0,18% (+7,51 points) à 4.100,71 points vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax cédait 0,16% et à Londres, le FTSE avançait de 0,03%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 gagnait 0,2%.

La session est, comme les jours précédents, marquée par des volumes très étroits et par l'hésitation des investisseurs à prendre des positions importantes avant de savoir si la Réserve fédérale commencera à dénouer son programme de soutien à l'économie le mois prochain.

Les indicateurs publiés jeudi, dressant le portrait d'une économie américaine plutôt solide, incitent une partie des intervenants à juger les conditions réunies pour une diminution du programme d'assouplissement quantitatif de la Fed dès le mois prochain, conviction qui fut d'ailleurs à l'origine de la baisse de Wall Street.

Trois autres statistiques, dont l'indice de confiance Reuters-Michigan, sont au programme de ce vendredi et pourraient, le cas échéant, le même effet.

S'agissant des marché actions européens, qui ont atteint un pic de deux ans en début de semaine, les courtiers se montrent plutôt optimistes à plus long terme, le repli que pourrait engendrer l'anticipation de la décision de la Fed devant être suivi d'un rebond, surtout au vu d'une amélioration de la conjoncture en Europe.

Du côté des valeurs, l'action A.P. Moller-Maersk gagnait quelque 7%, signant la plus forte hausse de l'indice Euro Stoxx 600, après que le groupe danois a fait état d'une baisse moins marquée que prévu de ses résultats trimestriels, à la faveur d'une baisse des coûts et du redressement de sa division transport de conteneurs.

A l'opposé, le titre Lufthansa (-3,55%) accusait l'une des plus fortes pertes de l'indice paneuropéen, sous le coup d'un abaissement de recommandation de Morgan Stanley.

Dans le secteur pétrolier, Total est redevenu le deuxième groupe européen en termes de capitalisation boursière (de quelque 97 milliards d'euros) derrière Shell, passant devant BP pour la première fois depuis 2011.

Sur le marché des changes, le dollar progressait contre la plupart des devises internationales, à la faveur des anticipations d'un prochain resserrement de la politique monétaire de la Fed.

Ce sentiment pèse sur le prix des emprunts du Trésor américain, le rendement du papier à 10 ans, en route vers les 3%, évoluant à un plus haut de deux ans.

Le pétrole avançait modestement, toujours porté par les violences politiques en Egypte.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand

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