Les Bourses européennes perdent leurs gains à la mi-séance

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GAINS RÉDUITS POUR LES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-JOURNÉE
GAINS RÉDUITS POUR LES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-JOURNÉE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont perdu leurs gains de la matinée lundi à mi-séance, et Wall Street est attendue en léger recul également, dans un climat de prudence avant plusieurs indicateurs économiques clé prévus cette semaine, ainsi que la première intervention de la nouvelle présidente de la Fed.

L'audition de Janet Yellen par la Chambre des représentants mardi sera son premier examen grandeur nature en tant que présidente de la Réserve fédérale et lui donnera l'occasion d'afficher ses convictions sur la reprise et la réduction du soutien de la banque centrale à l'économie.

Jeudi, ce sera au tour du Sénat d'entendre la présidente de la Fed.

"Je pense que le marché perçoit Janet Yellen comme étant une vraie 'colombe'. Si elle ne tient pas des propos extrêmement accommodants, il pourrait y avoir quelques déceptions", estime Nick Beecroft de Saxo Capital Markets.

À Paris, le CAC 40 ne conserve plus qu'un gain modique de 0,1% à 4.232,60 points vers 11h50 GMT. A Francfort, le Dax cède 0,09% et à Londres, le FTSE 0,04%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 recule de 0,28%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,15% à 0,35%.

Les investisseurs - qui se demandent si la correction du début d'année est terminée ou si les gains constatés depuis jeudi ne font que marquer une pause - hésitent aussi à s'engager avant la publication cette semaine des ventes de détail aux Etats-Unis, de la balance commerciale et de l'inflation en Chine et de la première estimation de croissance du quatrième trimestre en zone euro.

En Europe, le gouvernement allemand s'apprête à rehausser légèrement sa prévision de croissance pour 2014 à 1,75% au lieu d'une projection précédente de 1,7%, selon un projet de texte que Reuters a pu consulter.

L'indice MSCI des marchés émergents se stabilise (-0,09%) et certaines devises émergentes comme le hryvnias ukrainien accentuent leurs rebond, tandis que la livre turque, affectée par S&P qui a placé la note du pays en perspective négative , et le forint hongrois reculent encore.

Aux valeurs, L'Oréal s'adjuge 4,8%, plus forte hausse du CAC, dopé par des spéculations sur une réduction de la participation de Nestlé (+0,75%) dans le capital du numéro un mondial des cosmétiques.

PSA Peugeot Citroën progresse de 1%. Dongfeng Motors a confirmé la tenue de négociations avec le groupe en vue d'un possible investissement capitalistique et du renforcement de leur partenariat industriel et commercial, tout en soulignant qu'aucun accord n'avait encore été signé.

Renault recule de 1,5% alors que Nissan a annoncé un bénéfice meilleur que prévu mais n'a pas relevé ses prévisions.

Saft (-1,6%) et ArcelorMittal (-2,3%) accusent les plus nets reculs du SBF 120 après des abaissements de recommandations de brokers.

Ailleurs, Nokia prend 3,35% dans un gros volume à la suite de l'annonce d'un accord sur les brevets avec le fabricant de téléphones taïwanais HTC. Des analystes estiment que cette annonce ouvre la voie à d'autres accords de licences, ce qui devraient déboucher sur une augmentation du revenu des brevets, dont Nokia sera largement tributaire une fois bouclée la cession de son activité de téléphones mobiles à Microsoft.

Sur le marché des changes, le dollar et l'euro retombent un peu, après avoir touché des pics d'une semaine face au yen, en attendant les propos de Janet Yellen pour tenter de savoir si la Fed va poursuivre on non la réduction de ses rachats d'actifs. Les deux devises se traitent, respectivement, autour de 102,17 et 139,26 yens. L'euro se maintient autour de 1,3630 dollar.

Sur le marché obligataire, les rendements de la dette souveraine du Portugal, qui cherche à retrouver l'accès aux marchés financiers, se tendent après l'annonce dans la presse d'un projet de lancement d'un emprunt syndiqué à 10 ans mercredi.

Le Brent retombe sous les 109,50 dollars le baril après avoir approché les 110 dollars, en attendant les indicateurs américains et chinois cette semaine, les deux plus gros consommateurs de pétrole dans le monde.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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