Les Bourses européennes ouvrent sur une note stable ou en baisse

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LA BOURSE DE PARIS OUVRE SUR UNE NOTE STABLE
LA BOURSE DE PARIS OUVRE SUR UNE NOTE STABLE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert sur une note stable ou en baisse mercredi, après leurs pertes de la veille, le ralentissement de la croissance mondiale ayant incité les investisseurs à chercher refuge sur le marché obligataire et le yen, tandis que le pétrole est tombé à ses plus bas niveaux en plus de deux ans.

À Paris, l'indice CAC 40 est stable (-0,02%) à 4.208,20 points vers 7h30 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,31% et à Londres, le FTSE cède 0,24%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,05% et le FTSEurofirst 300 0,37%, ayant touché un plus bas d'un mois et demi.

Presque tous les secteurs sont dans le rouge, cycliques et transport en tête sauf celui de la distribution qui grignote 0,11%.

La veille, les marchés européens avaient cédé entre 1% et 2% à la suite de l'annonce d'une baisse de 4,0% de la production industrielle allemande en août, la plus marquée depuis janvier 2009, et de la révision en baisse des prévisions de croissance mondiale du FMI.

"Le FMI n'a pas mâché ses mots hier (...) et en a encore rajouté en disant que la croissance mondiale pourrait ne plus jamais atteindre ses niveaux d'avant la crise", commente Jonathan Sudaria, trader chez London Capital Group. "Au moins à court terme, il semble que les traders en sont, eux aussi, arrivés à la même conclusion vu la poursuite du courant de ventes ce matin."

Dernier signe en date du malaise, la croissance du secteur des services en Chine s'est tassée en septembre, attestant à son tour d'un ralentissement susceptible de pousser Pékin à prendre de nouvelles mesures de relance. L'indice PMI HSBC/Markit a reculé à 53,5 contre un pic de 17 mois de 54,1 en août.

La Bourse de Tokyo, comme l'ensemble des marchés asiatiques, a également perdu du terrain ce matin, au lendemain d'une chute des cours à Wall Street.

La perspective d'une poursuite de la baisse de l'inflation dans le monde, qui pourrait même retarder le relèvement des taux d'intérêt de la Réserve fédérale a favorisé tout particulièrement les achats de dette souveraine.

Aux valeurs en Europe, Air France-KLM perd 5%, plus forte baisse de l'indice SBF120, après avoir annoncé que le coût de la grève des pilotes peut atteindre 500 millions d'euros.

L'indice des transports en Europe (-1,58%), accuse la plus forte baisse sectorielle, déstabilisé en outre par le risque lié au virus Ebola.

Areva perd près de 3% après avoir annoncé son intention de réduire ses investissements et de céder au moins 450 millions d'euros d'actifs, pour tenter d'éviter une dégradation de ses notes de crédit.

Sur le marché des changes, le dollar reprend un peu de terrain face au yen, à 108,35, après être tombé à un plus bas de trois semaines de 107,82, alors qu'il avait atteint un pic de six ans à 110,09 la semaine dernière. L'euro est tombé à son plus bas d'un mois à 136,50 yens avant de remonter à 136,90.

Sur le front du pétrole, le Brent est tombé sous le seuil des 91 dollars le baril, à son plus bas niveau en 27 mois, frappé par les craintes sur la croissance dans un contexte d'accumulation des stocks de pétrole aux Etats-Unis.

Les minutes de la dernière réunion de la Fed sont attendues après la clôture en Europe et les marchés seront très attentifs au débat entre les "faucons" et les "colombes" au sein du comité de politique monétaire de la banque centrale.

Enfin, Alcoa lance la saison des résultats trimestriels aux Etats-Unis après la clôture de Wall Street.

(avec Alistair Smout, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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