Les Bourses européennes ouvrent en légère baisse

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LÉGÈRE BAISSE DES BOURSES EUROPÉENNES EN DÉBUT DE SÉANCE
LÉGÈRE BAISSE DES BOURSES EUROPÉENNES EN DÉBUT DE SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en légère baisse mardi, inquiètes des démarches initiées par le président russe Vladimir Poutine pour accélérer l'intégration de la Crimée à la Russie après le référendum de dimanche, non reconnu par la communauté internationale, dans la presqu'île.

À Paris, le CAC 40 recule de 0,37% (-15,69 points) à 4.2576,27 points vers 08h30 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,73% et à Londres, le FTSE 0,4%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 abandonne 0,6%.

Lundi - et encore Tokyo ce mardi - les places boursières mondiales avaient rebondi en raison du sentiment que, malgré la non-reconnaissance du résultat du référendum par les capitales occidentales et l'adoption de sanctions par ces dernières, la diplomatie allait reprendre le dessus en Ukraine.

"A mon sens, il est beaucoup trop tôt pour complètement dénouer les couvertures prises pour se protéger du risque géopolitique", a estimé Chris Weston, analyste chez IG Markets.

"Vladimir Poutine devrait encore s'exprimer aujourd'hui et ce qu'il dira est susceptible de peser le plus sur la tendance. Il ne reconnaît toujours par le nouveau gouvernement en Ukraine et il estime avoir le droit de protéger la minorité russe dans l'est de l'Ukraine."

D'après le Kremlin, le président russe signera le projet de traité scellant l'appartenance de la Crimée à la Russie avec son homologue criméen. Vladimir Poutine doit également s'exprimer ce mardi devant les parlementaires russes sur la Crimée.

En dehors de ce sujet, les intervenants de marché seront attentifs à l'indice ZEW mesurant le sentiment des investisseurs allemands. Certains espèrent qu'un indice inférieur aux attentes - le consensus est de 53 - encouragera la Banque centrale européenne (BCE) à prendre des mesures de soutien à l'économie afin d'éloigner le spectre de la déflation.

Ce dernier est revenu dans l'esprit des acteurs de marché après que l'inflation dans la zone euro est revenue en février à 0,7%, un creux de quatre ans.

Du côté des valeurs, le titre Scania recule de 3,16%, l'une des plus fortes baisses de l'indice Stoxx 600, après que le comité indépendant chargé par le conseil d'administration du groupe suédois d'évaluer l'offre d'achat de Volkswagen sur les participations minoritaires dans le constructeur de camions a émis mardi un avis négatif sur la proposition du fabricant allemand.

L'indice regroupant les valeurs automobiles européennes perdait 0,43% malgré des chiffres de 'l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) montrant que le rebond du marché automobile européen s'est poursuivi en février pour le sixième mois consécutif, avec une hausse de 8,0% des immatriculations à 861.058.

Le cours de l'or, plébiscité lors de la montée des tensions entre la Russie et l'Occident, recule de 0,5%, les investisseurs adoptant une position attentiste avant le début de la réunion de politique monétaire de deux jours de la Réserve fédérale américaine.

Les cours du brut sont en légère hausse, à la faveur d'un mouvement d'achats à bon compte, à la suite de leur chute de lundi provoquée par la prise de conscience que les crispations autour de l'Ukraine n'allaient pas perturber les livraisons de pétrole russe.

Le yen, qui avait également été très recherché comme valeur refuge ces dernières séances, reflue légèrement tandis que l'euro se stabilise non loin de son pic de deux ans et demi de 1,3967 dollar atteint jeudi face au dollar.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

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  • M81996 le mardi 18 mar 2014 à 10:10

    C'est exactement ce qu'à fait hithler avec l'ouest de la Pologne au début de la seconde guerre mondiale puis avec les russes il a investi la totalité de laPologne !!!!!!!!!!!!!!!!