Les Bourses européennes ouvrent en hausse

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LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN HAUSSE
LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN HAUSSE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont comme prévu ouvert en hausse jeudi, les dégagements de la veille poussant les intervenants à racheter à bon compte.

Elles sont par ailleurs soutenues par une hausse des futures sur indices boursiers américains, qui eux aussi réagissent à une forte baisse boursière, celle de Wall Street mercredi, qui a entrainé Tokyo dans son sillage aujourd'hui.

Le fait que le Parlement grec ait adopté mercredi le nouvel ensemble de mesures d'austérité du gouvernement est un plus pour les places européennes mais la question du "mur budgétaire" américain risque de limiter les gains.

Outre les questions budgétaires, les boursiers doivent compter avec une nuée de résultats de sociétés européennes qui se sont déversés de bon matin et qui sont dans l'ensemble plutôt bien accueillis. Il auront aussi en ligne de mire les réunions de la Banque d'Angleterre et de la Banque centrale européenne (BCE). La conférence de presse du président Mario Draghi sera comme toujours suivie de près, dans l'attente, éventuellement, de nouveaux indices sur une demande d'aide internationale de la part de l'Espagne.

Au plan macroéconomique, une statistique commerciale allemande médiocre risque de contribuer à tenir les investisseurs sur la défensive.

Quelques minutes après l'ouverture, le CAC 40 gagne 0,63% à 3.431,04, tandis que le Dax allemand progresse de 0,51% et que le FTSE britannique avance de 0,4%. Sectoriellement, les assurances sont au premier rang avec un gain de 0,91%, suivies par les high techs (+0,67%).

Dans le secteur de l'assurance, Swiss Re (+2,43% de gain) a fait état jeudi d'un bénéfice net du troisième trimestre meilleur que prévu, grâce surtout à un plus-value réalisée sur la cession d'une entité américaine, tout en disant envisager le versement d'un dividende spécial s'il ne trouve pas les opportunités lui donnant l'occasion de réinvestir les profits.

Ailleurs, un mois après l'échec de son projet de fusion avec le britannique BAE Systems, EADS s'est montré jeudi plus confiant dans ses prévisions pour 2012 et a souligné que l'une de ses priorités du quatrième trimestre serait de générer de la trésorerie grâce à la livraison d'avions Airbus. L'action perd quand même 1,54%

La banque franco-belge Dexia (+5,56%), engagée depuis un an dans un processus de démantèlement, a annoncé jeudi un nouvelle recapitalisation de 5,5 milliards d'euros par la France et la Belgique après avoir fait état d'une perte de plus de deux milliards d'euros pour les neuf premiers mois de l'année.

Société générale (+2,54%, l'un des plus forts gains de la matinée) a annoncé jeudi que les efforts de réduction de bilan engagés ces derniers mois lui permettraient d'atteindre ses objectifs de solvabilité en 2013 après avoir publié des comptes trimestriels plombés par de nouvelles charges et moins-values.

Outre-Rhin, Deutsche Telekom (+0,67%) a confirmé jeudi ses prévisions de bénéfice et de dividende pour 2012 tout en annonçant un excédent brut d'exploitation (EBE) supérieur aux prévisions, reposant sur sa performance en Allemagne.

Commerzbank (-0,13%) a annoncé jeudi un bénéfice net en deçà du consensus au troisième trimestre et anticipe une fin d'année médiocre, signe que son programme de restructuration ne produit pas encore les effets escomptés.

Siemens (+3,3%, parmi les meilleures hausses) veut économiser six milliards d'euros d'ici 2014, soit plus qu'on ne le pensait, le conglomérat industriel allemand s'employant au mieux à rester compétitif dans une conjoncture économique internationale déprimée.

Adidas (-2,5%) a abaissé jeudi son objectif de chiffre d'affaires de 2012 en raison des mauvaises performances des marques Reebok et Rockport.

Pour ce qui est du marché des changes, le yen a inscrit un pic d'un mois contre l'euro, les cambistes éprouvant une certaine aversion au risque. L'euro avait brièvement monté après que le Parlement grec eut avalisé le nouveau programme de rigueur du gouvernement mais avait ensuite rétrocédé rapidement ses gains.

"L'aversion au risque va soutenir le yen sur les parités croisées ainsi que le dollar", commente Mitul Kotecha (Crédit Agricole, Hong Kong).

Les futures sur Bund étaient stables en ouverture, soutenus par les soucis créés par les situations de la dette publique de part et d'autre de l'Atlantique. Mais les échanges sont très réduits, dans l'attente de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et d'une adjudication espagnole dans le courant de la matinée.

Le marché est optimiste pour cette dernière, après le vote du Parlement grec.

Sur le marché pétrolier, le Brend a passé les 107 dollars le baril en Asie, profitant de rachats à bon compte après sa chute de 7% la veille, la plus prononcée depuis un an environ. Toutefois, le "mur budgétaire" américain et la crise de la dette européenne continuent à comprimer les gains.

"On a des rachats de découverts mais je ne vois pas le pétrole rebondir complètement", confie Ken Hasegawa (Newedge Japan). "Avec toutes ces incertitudes en Europe et aux Etats-Unis, je ne pense pas que la demande pétrolière va augmenter".

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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