Les Bourses européennes ouvrent en baisse

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RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES EN DÉBUT DE SÉANCE
RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES EN DÉBUT DE SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en baisse mardi, revenant à un nouveau creux depuis la fin février, en raison d'une aversion au risque généralisée provoquée par le spectre d'un "Brexit" et par une conjoncture mondiale peu porteuse alors qu'un certain attentisme prévaut avant les réunions de politique monétaire de quatre grandes banques centrales.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,72% à 4.196,48 points vers 07h45 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,62% et, à Londres, le FTSE de 0,51%.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,52% et le FTSEurofirst 300, en passe d'enchaîner sa cinquième séance de baisse, abandonne 0,7%. A 1.275,35 points, ce dernier est au plus bas depuis un creux en séance de 1.258,64 points touché le 25 février.

Dans ce contexte d'incertitudes, les actifs jugés sûrs sont plébiscités, à l'image du yen, du dollar et des Bunds allemands. Le rendement des obligations souveraines allemandes à 10 ans est, pour la première fois, passé en territoire négatif, selon des données Tradeweb.

Plombés par le renchérissement du billet vert, les cours des matières premières, pour la plupart échangées en dollars, poursuivent leur baisse.

Le cours du Brent par exemple, qui a atteint la semaine dernière son plus haut de l'année à 52,86 dollars, recule de 1,43% à 49,62 dollars, s'acheminant vers une quatrième séance de baisse consécutive, séquence qui l'a vu perdre à ce stade quelque 6%.

L'indice regroupant les valeurs pétrolières européennes cède 0,99% dans la foulée, l'une des plus fortes baisses sectorielles derrière notamment l'automobile (-1,05%) et les matières premières (-1,22%).

Le cours du cuivre, parfois considéré comme un baromètre des matières premières dans leur ensemble, est en repli de 0,4%, ce qui porte son recul depuis le début du mois à 2,8% après déjà -7,5% en mai. Depuis le début de l'année, il recule de 3,6% après déjà trois années de baisse sur la période 2013-2015.

La Réserve fédérale américaine entame ce mardi sa réunion de politique monétaire dont les résultats seront connus mercredi en fin de journée. Même si les investisseurs estiment à une écrasante majorité que la Fed observera le statu quo en matière de politique monétaire, ses réunions créent toujours une forme d'attentisme chez les acteurs de marché.

Et ce d'autant plus que trois autres grandes banques centrales annonceront leurs décision de politique monétaire cette semaine : la Banque nationale suisse, la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon. Le statu quo est attendu partout étant donné la proximité du référendum du 23 juin organisé en Grande-Bretagne pour déterminer l'avenir du pays dans l'Union européenne.

Cinquante-trois pour cent des Britanniques se déclarent favorables au "Brexit" tandis que 47% disent qu'ils voteront pour le maintien lors du référendum du 23 juin, à en croire deux nouveaux sondages de l'institut ICM, l'un en ligne, l'autre par téléphone, cités lundi par le quotidien The Guardian.

Cela traduit un creusement de l'écart en faveur du Brexit, car voici 15 jours le camp du retrait recueillait 52% et celui du "in" 48% dans le précédent sondage ICM.

Le titre GAM plonge de plus de 16%, accusant de loin la plus forte baisse de l'indice Stoxx 600 après que le gérant de portefeuille suisse a lancé un avertissement sur ses résultats.

Du côté des hausses, on retrouve surtout des valeurs bancaires italiennes, l'indice les regroupant prenant 1,13% et stabilisant la Bourse de Milan (-0,02%).

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

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