Les Bourses européennes ouvrent en baisse

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LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN BAISSE
LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN BAISSE

PARIS (Reuters) - Comme prévu, les Bourses européennes ont ouvert en baisse lundi, rompant avec un fort rally sur trois séances d'affilée, la bonne statistique de l'emploi US rendant moins probable tout nouvel assouplissement monétaire par la Réserve fédérale, tandis que la statistique commerciale de la Chine risque de pousser les investisseurs à réduire leurs positions en actifs les plus risqués.

A Paris, l'indice CAC-40 perd 0,51% à 3.469,61 points. "Maintenant que nous avons un accord avec la Grèce, on s'intéresse à d'autres pays faibles de la zone euro, comme l'Italie, le Portugal et l'Espagne. Le sentiment général n'est pas forcément baissier mais il y a quelques obstacles qui empêchent les indices de dépasser leurs récents pics", dit un trader parisien.

La Fed tient sa réunion de politique monétaire mardi.

Les intervenants sur les marchés boursiers attendent aussi la publication dans la matinée de la statistique du PIB italien du quatrième trimestre. Une contraction est attendue, de 0,7% sur le trimestre et de 0,5% annuellement.

Les minières pâtissent de la dernière statistique commerciale de la Chine. L'indice des ressources naturelles perd 0,92%, l'une des principales pertes sectorielles pour le moment. Rio Tinto cède 1,3% et Xstrata 1%.

Aéroports de Paris, qui a annoncé lundi son entrée au capital de l'opérateur aéroportuaire turc TAV Havalimanlari Holding, perd 0,5%.

Les futures du Bund sont en hausse, le soulagement apporté par l'accord de restructuration de la dette grecque le cédant à de nouvelles inquiétudes pour les perspectives de croissance de certains pays de la zone tels que le Portugal, l'Espagne et l'Italie.

Les traders doutent par ailleurs de l'aptitude de la Grèce à faire face à ses obligations telles que définies par le deuxième plan d'aide et à relancer son économique sur la voie de la croissance.

L'Allemagne émet pour quatre milliards d'euros de bons du Trésor à six mois. La France émet pour sept à 8,2 milliards d'euros de BTF.

Le dollar inscrit un pic de près d'un mois contre l'euro, toujours soutenu par la statistique de l'emploi publiée vendredi dernier, suffisamment bonne pour donner à penser que la Fed pourra s'abstenir de recourir à tout stimulant monétaire pour doper l'économie.

Un éventuel soutien pour l'euro se dégage près de 1,3055 dollar.

Les futures sont en recul, avec notamment un Brent qui glisse vers les 125 dollars le baril, un gros déficit commercial chinois déstabilisant les investisseurs, qui y voient le signe d'une baisse à venir de la demande pétrolière. Cette considération l'emporte sur l'élément de soutien que constitue les craintes de perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient et en Afrique.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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