Les Bourses européennes ouvrent en baisse

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OUVERTURE À LA BAISSE POUR LES BOURSES EUROPÉENNES
OUVERTURE À LA BAISSE POUR LES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en baisse mardi, affectées par des résultats ou prévisions maussades comme ceux de Michelin ou TomTom.

L'annonce d'un troisième essai nucléaire nord-coréen renforce le sentiment de prudence des marchés et la hausse de 1,94% de la Bourse de Tokyo, due en grande partie à une nouvelle baisse du yen, n'est d'aucun secours.

À Paris, le CAC 40 abandonne 6,95 points ou 0,19% à 3.643,63 après une vingtaine de minutes d'échanges. A Londres, le FTSE-100 cède pareillement 0,19%, à 6.265,00 points et, à Francfort, le Dax-30 recule de 0,24% à 7.615,12. Le marché suisse résiste avec une légère hausse de 0,08% pour l'indice SMI.

L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 cède 0,25% alors que le FTSEurofirst 300, plus large, limite son recul à 0,06%.

Plus forte baisse du CAC et de l'Eurofirst 300, Michelin rétrograde de 3,52% après avoir dit s'attendre à une stabilité de son résultat opérationnel en 2013.

France Télécom lâche 2,85% alors que sa filiale polonaise TPSA a dit prévoir un recul sensible de son chiffre d'affaires cette année.

A Amsterdam, TomTom, le numéro un européen de l'aide à la navigation, victime collatérale de la contraction du marché automobile, chute de 9,48% après avoir lui aussi fait état de sombres prévisions.

L'Oréal (+2,73%), Rexel (+5,71%) et le producteur d'aluminium Norsk Hydro (+1,57%) profitent en revanche de leurs résultats, tandis que le plan d'économies annoncé par Barclays (+0,5%) suscite peu de réactions.

A Milan, le groupe de défense Finmeccanica était réservé à la baisse à l'ouverture après l'arrestation de son administrateur délégué Giuseppe Orsi, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption lors de l'attribution d'un contrat en Inde.

Sur le marché des changes, l'euro reflue de 0,2% à 1,3374 dollar, non loin de son point bas du 7 février à 1,3353, après la réunion de l'Eurogroupe de lundi où la France a souhaité mettre sur la table la question de l'euro fort.

Le yen remonte légèrement après avoir touché la veille un plus bas depuis mai 2010 de 94,46 pour un dollar en réaction aux propos de la sous-secrétaire au Trésor américain Lael Brainard qui, à quelques jours de la réunion du G20 à Moscou, a assuré que Washington soutenait les efforts du Japon pour mettre fin à la déflation et pour relancer la croissance.

Lael Brainard, qui a la charge des affaires internationales au Trésor à Washington, a cependant estimé que le G20 devait réaffirmer son engagement envers des taux de change déterminés par le marché et s'abstenir de toute dévaluation compétitive.

Favorisé par le repli du yen et de l'euro, l'indice du dollar a atteint un plus haut depuis le 10 janvier de 80,484.

Sur le marché obligataire, les Bunds ont ouvert en légère hausse alors que les fonds d'Etat espagnols et italiens restent volatils sur fond d'incertitudes politiques à Madrid et à Rome. Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, fait ce jour un déplacement remarqué en Espagne où il doit exposer aux parlementaires son programme OMT de rachat d'obligations souveraines et rencontrer dans l'après-midi le président du gouvernement Mariano Rajoy.

Sur le marché pétrolier, le Brent de mer du Nord reflue sous les 118 dollars, à 117,90 (-0,19%). L'annonce de l'essai nucléaire nord-coréen n'a guère d'impact, les intervenants attendant surtout les chiffres hebdomadaires des stocks de brut aux Etats-Unis.

Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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