Les Bourses européennes ouvrent en baisse

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Les Bourses européennes ouvrent en baisse
Les Bourses européennes ouvrent en baisse

(Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en baisse vendredi, et sont en passe d'enregistrer leurs plus fortes pertes en une semaine depuis novembre dernier, alors que les dégradations de la Grèce et des banques espagnoles ont renforcé les craintes sur la crise en zone euro.

À Paris, le CAC 40 reculait de 0,64% à 2.992,59 points. À Francfort, le Dax cédait 0,59% et à Londres, le FTSE se repliait de 0,58%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 perdait 0,52%.

Après une ouverture en baisse de plus de 2%, l'Ibex35 de Madrid limitait ses pertes (-0,42%) grâce à la bonne tenue des valeurs bancaires, fortement représentées dans l'indice. Malgré l'abaissement de la note de Moody's, Santander gagnait 2,7%. Bankia progressait de 9% après avoir chuté de 14% la veille.

Les valeurs financières européennes, très corrélées aux aléas de la crise de la dette, résistaient également. Le plus fort repli sectoriel était réalisé par le compartiment automobile, un secteur cyclique très sensible aux inquiétudes sur un ralentissement de l'économie mondiale.

Fitch Ratings a abaissé jeudi soir la note souveraine de la Grèce de "B-" à "CCC", évoquant le risque croissant de voir le pays sortir de l'Union monétaire européenne.

Pour l'agence de notation, si les nouvelles élections prévues pour le 17 juin ne parvenaient pas à donner à un gouvernement le feu vert à la poursuite du programme d'austérité convenu avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), une sortie de la Grèce de la zone euro serait "probable". Au risque d'un phénomène de contagion puisque l'agence pourrait alors placer "toutes les notations souveraines de la zone euro sous surveillance négative".

A cette dégradation s'est rajoutée celle de l'agence Moody's qui a abaissé jeudi la note de 16 banques espagnoles, dont Santander, la plus grande de la zone euro, évoquant la capacité réduite de l'Etat espagnol à apporter un soutien financier à plusieurs d'entre elles.

"Il est très probable que la Banque centrale européenne interviendra avant que la situation n'échappe à tout contrôle, ce qui soutiendra les marchés", notait toutefois Lex van Dam, gérant de fonds chez Hampstead Capital.

L'euro est tombé à un plus bas de quatre mois face au dollar et de trois mois et demi face au yen, plombé par les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro et sur le secteur bancaire espagnol.

Blandine Hénault pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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