Les Bourses européennes ouvrent en baisse

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LA BOURSE DE PARIS OUVRE EN BAISSE
LA BOURSE DE PARIS OUVRE EN BAISSE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert en baisse jeudi, après leurs gains des deux séances précédentes, dans un climat de tensions autour de l'Ukraine, Washington et Bruxelles envisageant de nouvelles sanctions contre la Russie.

Les Etats-Unis et l'Union européenne se sont mis d'accord à Bruxelles pour examiner de possibles sanctions contre le secteur énergétique de la Russie si Moscou prend de nouvelles initiatives en Ukraine.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,45% à 4.365,39 points vers 9h30. À Francfort, le Dax cède 0,36% et à Londres, le FTSE 0,55%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 se replie de 0,36%.

L'indice MSCI des marchés émergents est en très légère hausse (+0,06%), tout comme celui des marchés mondiaux hors Japon (+0,14%), au lendemain de pertes de 0,6% du Dow Jones et de 1,43% du Nasdaq.

Les fortes baisses des valeurs technologiques à Wall Street mercredi, notamment de Facebook et de King Digital Entertainment, créateur du jeu "Candy Crush", ont pesé sur le secteur en Chine, le poids lourd de la cote Tencent Holdings ayant perdu 6% à Hong Kong.

"Des craintes d'une nouvelle bulle sur le secteur technologique se sont manifestées par le très mauvais accueil réservé à King Digital pour son entrée en Bourse", dit Jonathan Sudaria, trader chez Capital Spreads dans une note.

A une conférence pour les investisseurs à Hong Kong, le président de la Réserve fédérale de St. Louis James Bullard a déclaré que la formation d'une bulle spéculative était encore possible dans l'économie américaine malgré le dénouement en cours du programme de rachats d'actifs de la Fed.

Aux valeurs en Europe, H&M perd 3,8%, parmi les plus nets reculs de l'indice Stoxx 600, après avoir publié un bénéfice inférieur au consensus au titre du premier trimestre.

Le fournisseur d'électricité SSE perd 2% alors que trois organismes de régulation britanniques ont proposé l'ouverture d'une enquête approfondie sur le marché intérieur de l'électricité, au terme de laquelle certains des grands groupes du secteur pourraient se retrouver démantelés.

A Paris, JCDecaux (+2,5%) s'inscrit en tête de l'indice SBF 120 alors que Credit Suisse est passée à l'achat sur la valeur.

Sur le marché des changes, l'euro perd encore du terrain à la suite de déclarations de responsables de la Banque centrale européenne (BCE) laissant entendre que l'institution européenne pourrait assouplir encore sa politique monétaire en s'orientant vers des rachats d'actifs.

Le dollar progresse légèrement face à un panier de devises et se stabilise face au yen, qui avait profité de son statut de valeur refuge dans le contexte d'inquiétudes renouvelées autour de la crise ukrainienne.

Sur le front obligataire, les rendements en Europe, notamment des titres à 10 ans espagnols, italiens et portugais qui sont à leurs plus bas en plusieurs années, ont encore reculé en perspective d'éventuels rachats d'actifs de la BCE.

"Il semble que la BCE soit un peu plus préoccupée par la désinflation que le marché ne l'avait compris. Elle semble vouloir réajuster les attentes du marché alors que l'euro s'est encore apprécié", estime Shin Kadota, responsable de la stratégie sur le marché des changes chez Barclays.

Le Brent est retombé juste au-dessous des 107 dollars le baril.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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