Les Bourses européennes ouvrent en baisse

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OUVERTURE DANS LE ROUGE DES BOURSES EUROPÉENNES
OUVERTURE DANS LE ROUGE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert en baisse mercredi, dans le sillage de Wall Street et Tokyo, l'inquiétude face aux violences en Irak incitant les investisseurs à prendre leurs bénéfices après le récent rally haussier.

L'armée américaine a commencé à déployer des équipes mardi à Bagdad chargées d'évaluer l'état des forces de sécurité irakiennes et de décider de la façon de les aider à repousser l'insurrection sunnite.

En visite au Kurdistan irakien, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a prié les dirigeants de la région autonome de faire corps avec le gouvernement central face aux djihadistes qui menacent l'intégrité territoriale du pays.

À Paris, le CAC 40 perd 0,67% à 4.488,06 points vers 7h20 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,71% et à Londres, le FTSE de 0,5%. L'indice EuroStoxx 50 abandonne 0,63% et le FTSEurofirst 300 0,68%.

La Bourse de Tokyo a également perdu 0,71%, dans un marché qui a accueilli sans enthousiasme le plan de relance du gouvernement japonais annoncé la veille.

A Wall Street, le Dow Jones a abandonné 0,7% et le S&P 500 0,64% mardi, malgré deux statistiques montrant que l'économie américaine est bien repartie de l'avant après la pause imposée par un hiver particulièrement rigoureux.

D'un côté, la confiance du consommateur aux Etats-Unis s'est nettement accentuée en juin et est remontée, à 85,2, son niveau le plus élevé depuis janvier 2008, selon l'enquête mensuelle du Conference Board.

De l'autre, les ventes de logements neufs ont augmenté beaucoup plus fortement que prévu en mai, à un pic de six ans.

"Aux Etats-Unis, les investisseurs ont accordé plus d'attention à la crise en Irak qu'aux annonces encourageantes pour leur économie", note Saxo Banque.

"En effet, l'offensive de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et de ses alliés sunnites dans le Nord et l'Ouest de l'Irak a permis aux Kurdes, qui rêvent d'indépendance depuis des années, de redessiner à leur guise les limites de la région", ajoute la banque d'investissement en ligne.

En Europe, un indice GfK du moral des ménages allemands au plus haut depuis 2006 n'a pas non plus suffi à freiner les prises de profits.

Aux valeurs, GDF Suez recule de près de 3%, plus forte baisse du CAC 40 et de l'EuroFirst 300, après la cession par l'Etat de 3,1% du capital à 20,18 euros par action, soit environ 1,5 milliard d'euros.

Sur le marché obligataire, les rendements du Bund allemand de référence sont tombés vers leurs plus bas de l'année, les inquiétudes sur la situation en Irak incitant les investisseurs à chercher refuge auprès des actifs peu risqués, un mouvement qui avait déjà profité la veille aux emprunts du Trésor américain.

Sur le marché des changes, la livre sterling perd un peu de terrain à la suite de commentaires du gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney la veille qui ont refroidi les anticipations de hausse des taux cette année.

Le dollar est stable face à un panier de devises et l'euro se traite à 1,3615 dollar, dans sa fourchette de variation de 1,3505-1,3678 du mois.

Sur le front du pétrole, le Brent perd 0,73%, sous les 114 dollars le baril, victime aussi de prises de profits alors les investisseurs cherchent à évaluer les risques de perturbations dans l'approvisionnement liés aux combats en Irak.

Cet après-midi aux Etats-Unis, les investisseurs attendent la publication de l'estimation définitive du PIB pour le premier trimestre, ainsi que les commandes de biens durables et l'indice PMI flash des services.

L'or retombe de 0,4% à 1.312 dollars l'once après avoir atteint un pic de plus de deux mois à 1.325,90 la veille.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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