Les Bourses européennes orientées à la baisse à la mi-séance

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LA BOURSE DE PARIS DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restent orientées en légère baisse à mi-séance - alors que Wall Street est attendue en petite hausse - alourdies par Vodafone après le démenti de Verizon concernant une éventuelle OPA.

Les marchés ont aussi en ligne de mire l'issue, jeudi, des réunions des banques centrales japonaise, européenne et britannique, à la veille des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis.

La Banque centrale européenne devrait laisser ses taux inchangés, mais les investisseurs attendent beaucoup du nouveau gouverneur de la Banque du Japon, qui devrait annoncer des mesures radicales de lutte contre la déflation.

Les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis devraient conforter les anticipations de maintien par la Réserve fédérale de sa politique monétaire ultra-accommodante, qui soutient les marchés américains depuis le début de l'année, avec un indice S&P 500 qui tutoie son record historique.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,14% à 3.800,57 points vers 12h25 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,15% et à Londres, le FTSE laisse 0,45%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 cède 0,36%, avec les ressources naturelles, les télécoms et les financières.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,10% à 0,15%.

"Les investisseurs (...) ne prennent pas de positions longues avant les réunions des banques centrales et les statistiques attendues en fin de semaine", souligne Ioan Smith, stratège chez Knight Capital. "Même si la probabilité d'avoir une surprise est limitée, ils ne veulent pas prendre le risque d'être pris de court."

En Europe, les ressources de base (-1,45%) accusent la plus forte baisse sectorielle, les minières restant plombées par la baisse des prix des métaux alors que Credit Suisse met en garde contre de nouvelles baisses des cours au second semestre.

L'indice des télécoms (-1,34%) tire lui aussi le marché vers le bas avec France Télécom et Vodafone.

Vodafone retombe de 2,37% en réaction aux déclarations de l'américain Verizon, qui a démenti toute intention de fusionner ou de racheter l'opérateur britannique.

De même, France Télécom accuse la des plus forte baisse de l'EuroStoxx et du CAC 40, UBS, qui a ramené sa recommandation de "neutre" à "vendre" sur la valeur, s'attendant à une autre année difficile dans la téléphonie mobile en France.

Sur le marché des changes, le yen se stabilise autour de 93,45 pour un dollar, tout comme l'euro, qui s'échange autour de 1,2830 dollar, peinant à s'écarter de son plus bas de quatre mois de 1,2752 dollar touché la semaine dernière, dans le climat qui reste malgré tout dominé par l'incertitude sur les conséquences pour la zone euro du plan de sauvetage de Chypre.

Une série d'indicateurs macroéconomiques mitigés et publiés récemment - qui font craindre que la reprise mondiale ne s'avère plus poussive que prévu - pèse sur le baril de pétrole.

Le contrat pour livraison en mai du Brent retombe sous les 110 dollars, en baisse de 78 cents à 109,90, tandis que le brut léger américain cède 55 cents à 96,64 dollars le baril.

Sur le marché obligataire, le Bund allemand est stable avant les réunions des banques centrales et après une adjudication de dette à cinq ans sans accroc.

Cet après-midi, après les indices d'activité du secteur manufacturier publiés lundi, les investisseurs seront attentifs à l'indice ISM des services aux Etats-Unis, avec l'enquête ADP sur l'emploi privé au mois de mars.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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