Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse mercredi, à leur plus haut niveau depuis deux semaines, et Wall Street a effacé ses pertes initiales, les investisseurs étant quelque peu soulagés par des résultats d'entreprises bien meilleurs que ce qu'ils redoutaient des deux côtés de l'Atlantique.

"Il semble que de manière générale, ce ne soit pas une trop mauvaise saison en terme de résultats", souligne Benoît Peloille, analyste actions chez Natixis, faisant état d'un vent d'optimisme chez ses clients.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,84% (58,43 points) à 3.235,40 points. Le Footsie britannique a gagné 1,01% et le Dax allemand 1,62%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a progressé de 1,17%.

Les valeurs technologiques ont signé la plus forte hausse sectorielle (+2,79%), malgré le nouveau décrochage de Nokia (-2,07%), dopées par ASML (+6,78%).

Le numéro un mondial des équipements de production de semi-conducteurs a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, une tendance qui devrait se confirmer jusqu'en 2013 grâce à la vigueur de la demande pour des produits tels que les tablettes informatiques et les smartphones.

Les valeurs automobiles ont également profité d'un rebond (+1,70%), dans le sillage de PSA Peugeot Citroën (+3,96%), qui a effacé une partie des pertes accumulées après l'annonce de son plan social la semaine dernière.

L'Allemagne a placé pour la première fois des obligations à deux ans à un rendement moyen négatif, les investisseurs, découragés par les perspectives économiques et la crise interminable de la zone euro, étant désormais prêts à payer pour placer leurs liquidités dans l'abri jugé le plus sûr.

"Vu les tristes perspectives économiques, les rendements à court terme pourraient rester négatifs pendant un certain temps et pourraient même plonger davantage en terrain négatif à moyen terme", Nick Stamenkovic, analyste obligations chez RIA Capital Markets.

L'euro reste faible, autour de 1,2250 dollar, pâtissant des doutes sur la faisabilité du projet européen exprimés dans la presse par la chancelière allemande Angela Merkel.

"C'est totalement le résultat des déclarations de Merkel. Elle fait monter la pression sur les autres dirigeants européens", souligne Vassili Serebriakov, analyste change chez Wells Fargo.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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