Les Bourses européennes ont marqué une pause mardi

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont marqué une pause mardi, après un "rally" de près d'une semaine, l'impact de l'envolée de Nokia après l'annonce de la vente de son activité téléphonie mobile à Microsoft ayant été annulé par les inquiétudes autour de la Syrie.

Israël a annoncé avoir mené, conjointement avec les Etats-Unis, un test de missile en Méditerranée, dont la détection par la Russie a un temps laissé penser à une frappe contre la Syrie.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,8% à 3.974,07 points. Le Footsie britannique a perdu 0,58% et le Dax allemand 0,77%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,75%.

Les grands indices américains ont réduit leurs gains de début de séance après que des parlementaires républicains ont exprimé leur soutien à des frappes en Syrie.

Aux valeurs, Nokia a gagné près de 34% après l'annonce du rachat pour 5,44 milliards d'euros de ses activités de téléphonie mobile par Microsoft, qui recule de son côté de plus de 6% sur le Nasdaq.

Les fonds spéculatifs, qui jouaient la poursuite de l'effondrement du cours de Nokia, ont reçu un véritable coup de massue avec cette annonce et ont dû racheter leurs positions à découvert en catastrophe.

En revanche, Vodafone est retombé de 5% au lendemain de la confirmation par l'opérateur mobile américain Verizon de l'achat de sa participation de 45% dans leur coentreprise Verizon Wireless.

Ces opérations ont animé le secteur, l'indice Stoxx des technologiques européennes ayant gagné 2,19%. A Paris, Alcatel-Lucent (+9,22%) a signé la plus forte hausse de l'indice SBF 120 et Ericsson a bondi de près de 5% à Stockholm.

À Milan, Telecom Italia a pris 1,91% alors que de nouvelles spéculations de restructuration de son tour de table ont circulé. et

"Nous sommes dans un environnement qui s'annonce de plus en plus favorable aux fusions, avec l'amélioration de la conjoncture économique, les montagnes de trésorerie des entreprises et les taux d'intérêt très bas", dit Christian Stocker, stratège chez UniCredit à Munich. "Je m'attends à d'autres opérations de très grande portée au quatrième trimestre."

L'indice FTSEurofirst 300 a pris 2,2% depuis son point bas de mercredi, des gains déclenchés par l'activité de fusions et acquisitions et par des signes de poursuite de la reprise de la croissance économique dans le monde.

Aux Etats-Unis, deux enquêtes mensuelles auprès des directeurs d'achats dans le secteur manufacturier se sont avérées encourageantes et les dépenses de construction ont augmenté.

Sur le marché des changes, le dollar a touché son plus haut d'un mois contre l'euro et le yen, soutenu par son statut de valeur refuge dans le contexte actuel d'indécision sur la position à adopter en Syrie.

Sur le marché du pétrole, le Brent de mer du Nord a repassé la barre des 115 dollars avec la montée des tensions géopolitiques.

Toutefois, en dehors de ces tensions liées à la crise en Syrie, une semaine chargée, avec les réunions jeudi de la Banque centrale européenne et de la Banque d'Angleterre, puis la publication le lendemain des chiffres de l'emploi au mois d'août aux Etats-Unis, pousse les investisseurs à la prudence.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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