Les Bourses européennes ont clôturé dans le vert

le
0
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse lundi, tandis que Wall Street était aussi en nette progression, au lendemain du retrait de la candidature à la présidence de la Réserve fédérale des Etats-Unis de Lawrence Summers, synonyme d'absence de changement de cap dans la politique monétaire de l'institut d'émission.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,92% (+37,72 points) à 4.152,22 points. Le Footsie britannique a gagné 0,59% et le Dax allemand a pris 1,22%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,96% et que le FTSEurofirst 300 a progressé de 0,61%.

Les titres des compagnies aériennes sont particulièrement stimulés par la baisse des cours du pétrole, le baril de Brent perdant plus de 1,5% à environ 110 dollars. Ils baissent principalement en raison de l'accord conclu ce week-end entre la Russie et les Etats-Unis sur les armes chimiques en Syrie, qui éloigne la perspective de frappes occidentales, même si Paris, Londres et Washington envisagent toujours une résolution de l'Onu "robuste" et "contraignante".

L'action Air France se distingue par rapport aux autres compagnies en progressant de 5,49% à 7,154 euros, car le groupe a également conquis les investisseurs par l'annonce attendue mercredi, mais déjà dévoilée par la presse, de mesures de restructuration qui prévoient la suppression de 2.600 à 3.000 postes.

Parmi les autres hausses notables de l'indice EuroStoxx 600, Remy Cointreau, qui bénéficie de la reprise des exportations de cognac en Chine , prend 7,02% à 84,10 euros, et H&M gagne 3,97% à 259,20 couronnes, après la publication de ventes meilleures que prévu en août .

À Wall Street, le Dow Jones gagne 1,01% à 15.531,14 points, et le Standard & Poor's 500 prend 0,90% à 1.703,12 points vers 15h55 GMT, à la veille de la réunion de politique monétaire de la Fed, qui doit durer deux jours et déboucher sur une décision quant aux 85 milliards de dollars mensuels de rachats d'actifs de la banque centrale.

Même si le retrait de la candidature de Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor, n'aura pas d'effet sur l'issue de la réunion de politique monétaire de la Fed, il fait désormais de Janet Yellen, vice-présidente de l'institution et résolument en faveur d'une politique de soutien à l'économie, la favorite pour succéder à Ben Bernanke.

Face à cette perspective, le dollar s'affaiblit devant un panier de six devises, tandis que les futures sur le Bund allemand gagnent du terrain sur le marché obligataire.

"Un changement de direction à la Réserve fédérale entraîne obligatoirement une certaine incertitude sur l'avenir de la politique monétaire", explique Jens Nordvig, économiste pour Nomura à New York. "Parmi tous les choix possibles, Yellen incarne le plus la continuité, et donc le moins l'incertitude".

Julien Dury pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant