Les Bourses européennes marquent le pas en clôture

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont marqué le pas mercredi, victimes de prises de bénéfices après cinq séances de hausse d'affilée.

L'appétit des investisseurs, aiguisé ces derniers jours par l'espoir de mesures d'assouplissement monétaire de la part de la Banque centrale européenne et par de bons indicateurs américains, a faibli quelque peu.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé pratiquement inchangé (+0,04% à 4.531,63 points). Même chose ou presque à Francfort où le Dax a perdu 0,02%, et à Londres, où Footsie britannique a gagné 0,09%.

Les indices européens confirment une tendance à la pause, l'EuroStoxx 50 progressant de 0,06% tandis que le FTSEurofirst 300 reculait de 0,14%.

Les investisseurs européens s'attendent à ce que la BCE, inquiète du risque de déflation dans la zone euro, annonce des mesures de stimulation dès sa prochaine réunion de politique monétaire, le 5 juin.

Le secteur bancaire a le vent en poupe dans l'espoir de mesures de la BCE favorisant le crédit. A Paris, les deux plus fortes hausses du CAC 40 sont pour des banques, Crédit Agricole et Société Générale prenant respectivement 1,62 et 1,45%.

La troisième plus forte hausse de l'indice parisien (+1,06%) est pour Alstom , qui continue de focaliser l'attention des investisseurs. Le géant américain General Electric s'est engagé mercredi à créer 1.000 emplois en France en trois ans en cas de rachat de la branche énergie du groupe industriel français

A Francfort, le titre Hugo Boss a reculé de 2,5% après l'annonce du placement par le fonds d'investissement Permira de 5,6% des actions du groupe de prêt-à-porter haut de gamme allemand auprès d'investisseurs institutionnels à un prix de 101,5 euros

La perspective de mesures de soutien de la BCE affecte aussi le marché des changes où l'euro a encore faibli pour atteindre son plus bas niveau face à la monnaie américain depuis trois mois et demi, autour de 1,3596 dollar.

Le baril de Brent, qui se traitait encore au-dessus des 110 dollars en début de journée, est redescendu autour de 109,69 dollars mais pourrait bientôt repartir à la hausse sous l'effet de tensions persistantes en Ukraine et en Libye.

Washington a appelé les ressortissants américains en Libye à quitter le pays en raison de la situation "imprévisible et instable".

(Patrick Vignal pour le service français)

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