Les Bourses européennes maintiennent leur tendance baissière

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LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN BAISSE
LES BOURSES EUROPÉENNES OUVRENT EN BAISSE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert en baisse mardi, prolongeant leur tendance des deux dernières semaines, affectées comme Wall Street et Tokyo par l'annonce la veille d'une croissance industrielle plus faible que prévu aux Etats-Unis.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,55% à 4.085,19 points vers 8h30 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,93% et à Londres, le FTSE 0,67%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 abandonne encore 0,51%.

Le coup de frein observé dans l'industrie manufacturières aux Etats-Unis, dont la croissance a fortement ralenti en janvier, pèse lourdement sur les actifs à risque sur l'ensemble des marchés mondiaux.

Tokyo a fini en chute de 4,18% à son plus bas en près de quatre mois, et l'indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon perd 1,41%, alors que la veille, le Dow Jones avait perdu 2,08%, le S&P 500 2,28% et le Nasdaq 2,61%.

Cette statistique américaine décevante est venue s'ajouter aux inquiétudes quant à l'impact sur les marchés émergents de la réduction progressive des injections de liquidités de la Réserve fédérale.

Dans ce contexte, les investisseurs attendent un soutien de la Banque centrale européenne à l'occasion de sa réunion de politique monétaire jeudi.

"Cette nouvelle rencontre au sommet déterminera la tendance des indices européens sur les prochaines séances", estiment les stratégistes de Saxo banque. "La pression amenée par les marchés émergents et le spectre de la déflation pèsent de plus en plus sur la politique monétaire de Mario Draghi; son intervention sera donc amplement suivie par la communauté financière qui espère un soutien supplémentaire à une économie encore fragile", ajoutent-ils.

Autre facteur négatif pour la tendance en Europe, des données de la Banque des Règlements internationaux (BRI) montrent que les banques européennes ont prêté plus de 3.000 milliards de dollars (2.220 milliards d'euros) aux marchés émergents, soit quatre fois plus que les banques américaines, ce qui les rend plus vulnérables à une éventuelle amplification des turbulences dans certains pays comme la Turquie, le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud.

Malgré cela, le secteur bancaire européen reprend un petit 0,3%, seul secteur à être dans le vert ce matin, après avoir perdu 2,56% la veille. Il est notamment porté par une hausse de plus de 3% de l'action UBS, la banque suisse ayant annoncé des résultats meilleurs que prévu.

Aux valeurs, Munich Re progresse de 0,88%, plus forte hausse de l'EuroStoxx 50, après avoir relevé son dividende de 7,00 à 7,25 euros par action au vu d'une hausse inattendue de son bénéfice net 2013.

En revanche, l'opérateur télécoms néerlandais KPN se replie de 1,7% après avoir publié un résultat courant du quatrième trimestre plus mauvais que prévu, en raison de l'accélération de la baisse du chiffre d'affaires de l'activité de téléphonie mobile sur son marché intérieur.

Sur le marché obligataire, les rendements du Bund allemand ont touché leur plus bas niveau en six mois à la suite de rumeurs selon lesquelles la BCE chercherait des soutiens pour arrêter de neutraliser ses achats d'obligations.

Le dollar et l'euro regagnaient un peu de terrain ce matin face au yen - qui a largement profité de sa qualité de valeur refuge ces derniers temps - après avoir touché des plus bas depuis fin novembre sur les marchés asiatiques.

Sur le front du pétrole, le Brent se stabilise autour des 106 dollars le baril, le froid aux Etats-Unis et en Europe étant contre-balancé par la faiblesse des indicateurs de croissance aux Etats-Unis et en Chine.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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