Les Bourses européennes limitent leurs pertes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES LIMITENT LEURS PERTES À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES LIMITENT LEURS PERTES À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes réduisent leurs pertes à la mi-séance jeudi, dans des marchés qui restent marqués par le désengagement des investisseurs vis-à-vis des actifs à risque dans la crainte que la Réserve fédérale ne commence bientôt à réduire son soutien à l'économie et aux marchés.

L'incertitude croissante sur la stratégie à venir des banques centrales incite les investisseurs à retourner leurs positions, rachetant du yen au détriment du dollar et vendant activement les actifs les plus risqués, notamment les actions et devises des marchés émergents.

Le dollar s'inscrit à son plus bas niveau en 10 semaines face au yen et une nouvelle séance de baisse est attendue à Wall Street, après un décrochage de plus de 6% de la Bourse de Tokyo et un indice des marchés émergents qui a touché son plus bas niveau en 11 mois.

À Paris, le CAC 40 perdait 0,77% à 3.764,49 points vers 10h55 GMT, après avoir touché un point bas de 3.731,84 en matinée. À Francfort, le Dax cède 1,47% et à Londres, le FTSE 100 1%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 recule de 1% également, plombé surtout par l'indice des valeurs financières qui abandonne 1,57%.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,3% à 0,5%, dans l'attente de la publication aux Etats-Unis des chiffres des ventes au détail au mois de mai.

L'indice de volatilité de l'EuroStoxx 50 affiche une hausse de 3,5% à 22,50, après avoir atteint un pic de 23,82, son plus haut niveau depuis le début du mois de mars. L'indice - qui mesure le niveau de l'aversion au risque - s'est envolé de plus de 50% depuis mi-mai dans la crainte d'un resserrement de la politique monétaire de la Fed.

Aux valeurs, Royal Bank of Scotland chute de 5,8% dans un marché qui s'inquiète de savoir qui sera chargé de mener le processus de privatisation de la banque après l'annonce surprise du départ de son directeur général Stephen Hester.

Sur le marché des changes, le dollar se traite autour de 94,10 yens, en recul de près de 2%, et a touché un plus bas de trois mois et demi face à l'euro à près de 1,34 ce matin.

La devise nippone a effacé toutes les pertes qu'elle avait essuyées depuis l'annonce du programme de soutien massif à la croissance annoncé par la Banque du Japon le 4 avril.

"La tendance reste dirigée par les prises de bénéfices sur les marchés, sur les actifs les plus risqués, dans la crainte que la Fed ne fasse comprendre qu'elle pourrait être prête à ralentir le rythme de ses achats", note l'économiste Tobias Blattner de Daiwa Securities.

Les Bund allemands gagnent du terrain, profitant de leur statut de valeur refuge, et les rendements des obligations des pays de la périphérie de la zone euro se retendent. Les coûts de financement à trois ans de l'Italie sont remontés à leur plus haut niveau depuis mars lors d'une adjudication qui s'est déroulée dans la matinée.

Les cours du brut poursuivent leur recul, avec un Brent non loin du seuil des 103 dollars, les perspectives moroses pour l'économie mondiale, et donc pour la demande de pétrole, l'ayant emporté sur l'impact positif de la baisse du dollar et des tensions au Moyen-Orient.

Juliette Rouillon pour le service français

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