Les Bourses européennes hésitent dans les premiers échanges

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LA BOURSE DE PARIS HÉSITANTE EN DÉBUT DE SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS HÉSITANTE EN DÉBUT DE SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont hésité en ouverture vendredi, mais s'apprêtent à accuser leur première baisse hebdomadaire significative depuis mi-décembre, après une série de résultats décevants aux Etats-Unis qui n'incitent pas les investisseurs à pousser les indices au-delà des records actuels.

Des chiffre d'affaires plus faibles que prévu de Starbucks et McDonald's jeudi ont mis en évidence la fragilité de la reprise mondiale et de la consommation.

À Paris, après avoir ouvert timidement dans le vert, l'indice CAC 40 cède 0,19% à 4.272,63 points vers 8h45 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,19% et à Londres, le FTSE recule de 0,17%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 cède 0,51% de son côté.

En Europe, où la saison des résultats va s'accélérer la semaine prochaine, les analystes estiment en moyenne que les sociétés de l'indice STOXX Europe 600 devraient publier des résultats inférieurs de 2,4% par rapport au consensus, selon les données de Thomson Reuters StarMine SmartEstimates.

C'est une mauvaise nouvelle pour les investisseurs qui attendent une impulsion venant des résultats pour se remettre aux achats étant données les valorisations boursières qui sont jugées élevées après le "rally" de 2013.

Selon des analystes graphiques, les principaux indices butent sur des résistance importantes et pourraient être mûrs pour une correction allant jusqu'à 10% dans les semaines à venir avant de reprendre le chemin de la hausse.

"A court terme, le marché est clairement suracheté, c'est vrai pour l'EuroStoxx et le Dax", dit Sophia Wurm, analyste technique chez Commerzbank. "Je pourrais imaginer une baisse vers les 2.900 ou 3.000 (pour l'EuroStoxx), qui correspond à la prochaine zone de soutien (contre 3.117 points à l'ouverture).

Aux valeurs, Michelin s'adjuge 1,9%, plus forte hausse du CAC 40. Le groupe a annoncé une accélération de la demande en décembre.

Renault cède 0,4% après l'annonce dans le quotidien Nikkei que le groupe envisage de rapprocher davantage ses activités de production et de recherche avec celles de Nissan.

Celesio bondit de plus de 5%. Le distributeur pharmaceutique américain McKesson a finalement réussi à prendre le contrôle du groupe allemand, dix jours après l'échec d'une première tentative.

Sur le marché des changes, l'euro, le yen et le franc suisse conservent leurs gains de la veille face au dollar, favorisés par la quête de sécurité des investisseurs face à la contraction d'activité industrielle chinoise et les perturbations sur certains marchés émergents.

Dans un marché nerveux, les commentaires d'un responsable de la Banque d'Australie selon lesquels le dollar australien n'avait pas encore assez baissé ont fait chuter la devise à ses plus bas niveaux en trois ans et demi.

Sur le marché obligataire, les futures sur Bund allemand progressent dans le sillage des emprunts du Trésor américain la veille qui ont largement profité jeudi de l'accès de faiblesse de Wall Street.

L'obligation française à 10 ans est en hausse avant une décision de Moody's sur la dette souveraine. Conformément aux calendriers annoncés, Moody's doit passer en revue ce vendredi les notes de la France et du Royaume-Uni. Fitch a confirmé la note AAA de l'Allemagne et sa perspective stable.

Le Brent se maintient au-dessus des 107 dollars le baril, soutenu par le froid aux Etats-Unis qui dope la demande et réduit les stocks de pétrole. Il s'apprête à afficher sa plus forte hausse hebdomadaire en cinq semaines.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Nicolas Delame

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