Les Bourses européennes hésitent dans les premiers échanges

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LA BOURSE DE PARIS HÉSITANTE EN DÉBUT DE SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS HÉSITANTE EN DÉBUT DE SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont débuté sur une note hésitante vendredi en l'absence d'avancées dans les négociations à Washington sur le budget et la dette des Etats-Unis et alors que le calendrier du ralentissement des rachats d'actifs de la Réserve fédérale américaine reste toujours aussi incertain.

La Chambre des représentants, à majorité républicaine a refusé jeudi de donner suite au projet de loi présenté par le président américain Barack Obama dont l'adoption aurait permis au gouvernement de se financer au delà de la date du 30 septembre, de relever le plafond de l'endettement des Etats-Unis et d'éviter ainsi que le pays fasse défaut.

Par ailleurs, deux responsables de la Fed ont admis jeudi que la banque centrale américaine avait eu une communication confuse sur sa stratégie de sortie de son programme d'assouplissement quantitatif (QE3).

À Paris, l'indice CAC 40 cède 0,03% à 4.185,80 points vers 7h30 GMT, après une ouverture en légère hausse. À Francfort, le Dax perd un petit 0,02% et à Londres, le FTSE perd 0,16%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 est quasiment stable (-0,04%) après un démarrage dans le vert.

Les marchés européens s'apprêtent à finir la semaine sur une note étale, mais le mois de septembre s'annonce en nette progression. Depuis le début du mois, le CAC 40 a pris plus de 6% et l'EuroStoxx 50 plus de 7%.

Les marchés asiatiques encore ouverts progressent légèrement, à l'exception de Tokyo, qui a terminé en légère baisse.

Selon le responsable de la stratégie de Central Markets, Richard Perry, bien que les responsables politiques américains aient toujours réussi à parvenir à un accord pour éviter un défaut de paiement, les marchés d'actions devraient faire du surplace tant que cet accord sur le plafond de la dette ne sera pas bouclé.

En Europe, l'action Vallourec chute de 8%, plus forte baisse du CAC 40 et du SBF 120, après avoir confirmé ses objectifs de chiffre d'affaires et d'amélioration de la marge.

Seb gagne 3,67% à 65,290 euros. Société générale est passée à l'achat sur le titre, avec un objectif de 72 euros.

Les futures sur obligations à 10 ans allemandes (Bund) sont en légère baisse et les rendements de la dette italienne augmentent encore un peu en attendant l'adjudication par Rome de six milliards d'euros d'obligations à 5 et 10 ans.

Le dollar s'apprête à finir lui aussi la semaine sans grand changement dans le contexte d'incertitude qui prévaut aux Etats-Unis.

La livre sterling a gagné du terrain après des propos du gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney, rapportés dans le Yorkshire Post, selon lesquels il ne voyait pas la nécessité d'augmenter le programme de rachat d'obligations de la banque centrale étant donnés les signes de reprise de l'économie britannique. Elle se trait à 1,6096 dollar, en hausse de 0,4%.

Le yen se raffermit, autour de 98,96 pour un dollar, après une déclaration du ministre japonais des Finances, Taro Aso, affirmant qu'il n'envisage pas d'abaisser le taux d'imposition sur les sociétés dans l'immédiat.

Sur le front du pétrole, le Brent mer du Nord est retombé sous la barre des 109 dollars le baril, en route pour une troisième séance de baisse d'affilée, avec l'apaisement des tensions autour de la Syrie et de l'Iran.

Les ministres iranien et américain des Affaires étrangères se sont rencontrés jeudi pour évoquer le dossier du nucléaire lors de discussions dont le ton a été jugé positif, même si la prudence reste de mise.

Dans la journée, les investisseurs attendent une série d'indicateurs en Europe, notamment sur le climat des affaires et le sentiment économique en zone euro, suivi des revenus des ménages et l'indice Reuters-Michigan aux Etats-Unis.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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