Les Bourses européennes hésitantes à la mi-journée

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LES BOURSES EUROPÉENNES HÉSITANTES À LA MI-JOURNÉE
LES BOURSES EUROPÉENNES HÉSITANTES À LA MI-JOURNÉE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restent hésitantes vendredi à mi-séance, alourdies par la récession plus forte que prévu dans la zone euro annoncée la veille, tandis que le yen prolonge son rebond en attendant les déclarations du G20 qui peine à trouver une position commune sur les changes.

Le G7 a bien tenté de désamorcer le sujet dès mardi en publiant un communiqué pour réaffirmer son "engagement de longue date à l'égard des taux de change déterminés par le marché". Mais cette manifestation d'unité n'a tenu que quelques heures, plusieurs responsables reprenant rapidement en coulisse leurs critiques à l'égard du Japon.

La Russie, qui accueille les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 ce week-end, devrait reprendre le discours officiel du G7 dans le communiqué final attendu samedi, mais le vice-ministre russe des Finances Sergueï Stortchak a d'ores et déjà fait savoir à la presse qu'il n'y aurait "pas de mention spécifique du Japon".

À Paris, l'indice CAC 40 est stable (+0,03%) à 3.670,73 points vers 13h. À Francfort, le Dax est stable (-0,06%), tout comme à Londres, le FTSE (+0,03%). L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 recule légèrement, de 0,3%.

"La question se pose de savoir qui a allumé la mèche. On peut dire que le Japon devient très agressif mais on pourrait aussi dire 'mais qu'ont fait les Américains?', 'et qu'en est-il des Britanniques?' etc.", dit William De Vijlder, responsable de l'investissement de BNP Paribas Investment Partners.

Aux valeurs, PPR s'adjuge 6,66%, plus forte hausse du CAC. Le groupe a publié des résultats annuels en forte hausse, une nouvelle fois portés par ses marques de luxe venues compenser la contre-performance de sa filiale Puma, qui perd 2,9%.

Dans le secteur bancaire, Commerzbank gagne 2,85% après avoir annoncé qu'elle augmenterait légèrement ses provisions pour créances douteuses cette année, compte tenu de la détérioration de la conjoncture économique.

La deuxième banque allemande profite surtout des déclarations du président du directoire Martin Blessing aux investisseurs selon lesquelles les ratios de fonds propres de la banque devraient s'améliorer en 2013 et les années suivantes, même si l'année en cours ne sera pas facile.

Sur le marché obligataire, le Bund monte, la récession en zone euro renforçant la probabilité d'une poursuite d'une politique accommodante de la BCE en matière de taux d'intérêt.

Le yen se traite autour de 92,73 pour un dollar après un plus bas de 94,42 touché le 11 février et autour de 123,55 pour un euro, après un pic de 127,69 le 6 février.

L'euro reste sous pression après les mauvais chiffres sur la croissance en Europe jeudi. La devise européenne se traite autour de 1,3325 dollar après le pic de 13 mois, à 1,3711 dollar, atteint au début du mois. Son prochain niveau de soutien technique se situe à 1,3310 dollar.

Les cours du pétrole se replient, le contrat avril sur le Brent étant repassé sous la barre des 118 dollars le baril, toujours affecté par les statistiques décevantes sur l'économie européenne et malgré la montée de tensions au Moyen-Orient. Les cours du pétrole s'apprêtent à enregistrer leur première perte hebdomadaire en cinq semaines.

Le cours de l'or spot a touché son plus bas niveau en six mois, affecté par l'appréciation du dollar face à l'euro et avec l'assèchement de la baisse de la demande physique avec la fermeture des marchés asiatiques cette semaine pour fêter le Nouvel An du calendrier chinois.

Juliette Rouillon pour le service français

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