Les Bourses européennes hésitantes à l'ouverture

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OUVERTURE TIMIDE DES BOURSES EUROPÉENNES
OUVERTURE TIMIDE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - A l'exception de Londres, les principales Bourses européennes sont hésitantes lundi dans les premiers échanges, coincées entre la bonne tenue du compartiment des services financiers après l'annonce d'une fusion dans le secteur et un recul du secteur des "utilities".

Du fait de la fermeture de la Bourse de Francfort pour cause de journée fériée célébrant l'unification de l'Allemagne, le titre Deutsche Bank, qui a fait trembler les Bourses mondiales la semaine dernière, n'est pas traité.

À Paris, l'indice CAC 40 prend 0,23% à 4.458,59 points vers 07h45 GMT et le FTSE avance de 0,77% à Londres. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro gagne 0,11%, mais le FTSEurofirst 300 cède 0,05% et le Stoxx 600 0,01%.

Le secteur des services au collectivités ("utilities") perd 0,67%, accusant la plus forte baisse de ce début de séance.

Malgré un enquête menée auprès des directeurs d'achat montrant que le secteur manufacturier chinois a connu une nouvelle croissance en septembre, l'indice regroupant les valeurs européennes liées aux matières premières cède de son côté 0,07%.

Il souffre vraisemblablement du renchérissement du dollar face à un panier de devises internationales (+0,1%) et du repli modéré des cours du pétrole.

Ces derniers perdent entre 0,2% et 0,45% après une enquête Reuters montrant que la production de l'Opep a légèrement progressé en septembre par rapport à août alors que les membres de l'organisation ont scellé un accord de principe, devant être mis en oeuvre en novembre, portant sur une réduction de cette production.

Du côté des hausses, l'action du gestionnaire d'actifs Henderson Global Investors s'envole de près de 18%, inscrivant de loin la plus forte hausse du Stoxx 600, après que la société britannique a annoncé un projet de fusion par échange d'actions avec l'américain Janus Capital.

L'indice regroupant les valeurs européennes liées aux services financiers avance de 0,86% dans la foulée de cette annonce de rapprochement, affichant la plus forte hausse de la cote.

Sur le marché obligataire, le rendement des obligations espagnoles souveraines à 10 ans recule de 1,5 point de base, à un nouveau plus bas historique de 0,872%, la démission du secrétaire général du Parti socialiste espagnol (PSOE) Pedro Sanchez, intervenue au cours du week-end, ouvrant la voie à la possible formation d'un gouvernement après neuf mois de crise politique en Espagne.

La livre perd près de 1% face à l'euro et au dollar, touchant un creux de trois mois face au billet vert et un plus bas de trois ans face à la monnaie unique après que la Première ministre Theresa May a dit dimanche que la Grande-Bretagne invoquerait l'article 50 du Traité européen avant la fin mars 2017.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

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