Les Bourses européennes finissent en repli, plombées par l'euro

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en net repli mercredi, le rebond de l'euro ayant déclenché des prises de profits après les pics de sept ans et demi, ou plus, atteints la semaine dernière.

Un accès de défiance à l'égard des valeurs technologiques, qui trouve sa source aux Etats-Unis, a accentué les pertes en fin de séance. Le secteur est victime notamment de la faiblesse des ventes de PC et de prises de bénéfices sur les valeurs de croissance.

ARM a cédé 6,08%, plus forte baisse de l'EuroFirst 300, ASML 5,52% et STMicro 4,44%. L'indice accuse la plus forte baisse sectorielle en Europe.

À Paris, l'indice CAC 40 a cédé 1,32% à 5.020,99 points. Le Footsie britannique a moins perdu, 0,41%, mais le Dax allemand a abandonné 1,17% après son record historique de 12.219,05 points touché la semaine dernière.

Au niveau des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a perdu 1,27% et le FTSEurofirst 300 0,96%.

Ce dernier indice affiche encore un gain de plus de 16% depuis le début de l'année, largement porté par les rachats d'actifs de la Banque centrale européenne, qui visent à relancer la croissance et l'inflation.

Sur le plan économique, l'enquête mensuelle Ifo a montré que, en mars, la confiance des entrepreneurs allemands n'a jamais été aussi élevée depuis juillet 2014.

En France, le climat des affaires s'est aussi amélioré pour atteindre son plus haut niveau depuis près de trois ans, selon les données publiées par l'Insee.

Ces données encourageantes sur l'économie de la zone euro ont contribué au redressement de l'euro, qui a interrompu sa glissade et se rapprochait de 1,10 dollar, incitant les investisseurs à marquer une pause après un début d'année faste.

Mais malgré les sommets atteints, de nombreux intervenants estiment que la correction du marché sera de courte durée.

"Nous assistons aujourd'hui à une correction sans conséquence et nous devrions bientôt voir un regain d'énergie de la pression haussière", commente Mike Turner, trader sur le marché des options sur actions européennes chez XBZ Limited.

Aux valeurs, Accor (-4,25%) a accusé la plus forte baisse du CAC 40, les fonds d'investissement Colony Capital et Eurazeo (-3,33%) ayant cédé 9,6% du capital du groupe hôtelier, près de la moitié de leur participation, pour un montant cumulé de 1,1 milliard d'euros.

Les sidérurgistes (+1,2%) ont progressé contre la tendance. L'Union européenne va imposer des droits anti-dumping sur les importations de tôles d'acier inoxydable laminées à froid de Chine et de Taiwan.

ArcelorMittal a pris 1,68%, plus forte hausse du CAC 40, tandis qu'Aperam a gagné 1,64%.

Vallourec a bondi de 5,31%, plus forte hausse de l'indice SBF120, des traders ayant évoqué une information de l'hebdomadaire Challenges selon laquelle le groupe envisagerait un rapprochement avec le japonais Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation.

A Londres, Balfour Beatty a affiché la plus forte hausse du Stoxx 600, de 5,54%, les investisseurs ayant salué la volonté affichée du groupe de construction britannique de prendre à bras le corps ses difficultés.

(Avec Sudip Kar-Gupta, Blaise Robinson, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • Garasixt le mercredi 25 mar 2015 à 19:07

    Je croyais que l'euro fort plombait l'économie. Enfin, c'est ce que disait les" spécialistes" ( c'est le nom qu'on leur donne). Aujourd'hui l'euro a baissé et il plombe la bourse qui est censée représenter l'économie d'un pays. Je crois que ces "spécialistes devraient enfin comprendre que certains (très peu) ont le pouvoir de faire la pluie et le beau temps en fonction de leur intérêt, et que toute analyse ou justification sont superflues.