Les Bourses européennes finissent en repli

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, plombées comme Wall Street par les secteurs financiers et de l'énergie, dans un contexte de repli des cours du pétrole, de détérioration de la conjoncture en zone euro et d'incertitude sur les stratégies des banques centrales pour soutenir la croissance mondiale.

À Paris, l'indice CAC 40 a fini en baisse de 1,19% (52,62 points) à 4.387,18 points. Le Footsie britannique a perdu 0,53% et le Dax allemand 0,43%, l'indice EuroStoxx 50 a cédé 1,26% et le FTSEurofirst 300 0,95%. Les indices phare des Bourse de Madrid, Rome et Athènes ont tous trois perdu plus de 1%.

Les marchés européens ont effacé leurs modestes gains de début de séance juste après une ouverture dans le rouge à Wall Street. Au moment de la clôture en Europe, les grands indices américains perdaient entre 1,3 et 1,5%.

Lundi, la Bourse de New York a fini en hausse à la faveur des déclarations de Lael Brainard, gouverneur de la Fed et farouche partisane de la politique de taux ultra-bas, qui a dit que la banque centrale américaine devait prendre garde à ne pas retirer le stimulant monétaire trop tôt.

Malgré ces propos, qui tendent à renforcer le sentiment que la prochaine hausse des taux n'aura pas lieu en septembre mais plutôt en décembre, les marchés restent fragiles, les intervenants de marchés doutant de plus en plus de la capacité des banques centrales à relancer la croissance mondiale.

Sur le plan économique en zone euro, le sentiment des investisseurs allemands a stagné en septembre au lieu de l'amélioration escomptée, traduisant une faible visibilité pour les mois à venir. Cette déception s'ajoute à une série d'indicateurs moroses pour la première économie d'Europe.

En Italie, le ministre de l'Economie Pier Carlo Padoan a annoncé que Rome allait revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour le pays à l'occasion de la publication des prochaines projections officielles.

L'indice regroupant les valeurs pétrolières européennes (-2,82%) accuse la plus forte baisse sectorielle, avec les ressources de base (-2,81%). Les incertitudes sur les taux pèsent sur les secteurs bancaire (-1,78%), des assurances (-1,97%) et des télécoms (-1,88%).

Aux valeurs individuelles, Air Liquide a pris 4,81%, une des rares hausses du CAC 40. Le spécialiste des gaz industriels a annoncé les modalités de son augmentation de capital de 3,28 milliards d'euros pour financer en partie le rachat de l'américain Airgas, valorisé à 13,4 milliards de dollars.

Sur le marché obligataire, les rendements sont encore remontés malgré la baisse des cours des actions et la proportion des rendements négatifs des obligations souveraines de la zone euro est repassée sous la barre des 50%.

Le dollar, qui avait décroché lundi dans la foulée des déclarations de Lael Brainard, reprend 0,3% face à un panier de devises internationales, une progression qui contribue à faire reculer les cours du baril de brut, en baisse de 2 à 3% après leurs gains de la veille.

Le pétrole est plombé aussi par le rapport de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) qui voit l'offre mondiale rester excédentaire pendant au moins les six premiers mois de 2017 en raison d'un net ralentissement de la demande, de stocks en forte hausse et d'une augmentation de la production.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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