Les Bourses européennes finissent en repli avec l'emploi aux USA

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - En hausse à mi-séance vendredi, les Bourses européennes se sont retournées à la baisse après la douche froide des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis pour finir dans le rouge à l'exception de Londres, soutenue par les valeurs minières.

À Paris, l'indice CAC 40 a perdu 44,22 points, soit 0,99%, à 4.421,78 points, malgré un bond de 6,73% pour Accor sur des informations faisant état de l'intention du groupe chinois Jin Jiang de monter au capital de l'hôtelier français.

À Francfort, le Dax a reculé dans les mêmes proportions (-1,03%) mais à Londres, le FTSE est parvenu à se maintenir dans le vert (+0,39%), les métaux précieux jouant leur rôle de valeurs sûres et bénéficiant de la baisse du dollar.

L'indice EuroStoxx 50 et le FTSEurofirst 300 ont abandonné respectivement 1,20% et 0,92%.

L'économie américaine a créé au mois de mai le plus faible nombre d'emplois depuis plus de cinq ans, un chiffre qui traduit une faiblesse inattendue du marché du travail et pourrait dissuader la Réserve fédérale de relever ses taux d'intérêt dans un avenir proche.

Dans le sillage d'indicateurs encourageants, la Fed avait adressé ces dernières semaines des signaux donnant au marché le sentiment qu'elle allait resserrer sa politique ce mois-ci ou le suivant.

"Ces chiffres de l'emploi sont assez désastreux", a commenté Gennadiy Goldberg, responsable de la stratégie de taux chez TD Securities. "Pour juin, c'est mort. L'hypothèse n'est plus sur la table. La Fed voudra des chiffres plus propres avant de relever ses taux."

Aux Etats-Unis comme en Europe, les marchés attendent avec impatience la prochaine intervention publique de la présidente de la Fed, Janet Yellen, prévue pour lundi.

Les chiffres de l'emploi américain ont fait reculer Wall Street et entraîné une baisse marquée du dollar, notamment face à l'euro, passé rapidement de 1,1160 à 1,1333 dollar (+1,65%).

Ils ont également entraîné la baisse des rendements des obligations d'Etat américaines, celui des Treasuries à 10 ans tombant à 1,702%, son plus bas niveau depuis trois semaines.

Aux valeurs en Europe, les banques, que la perspective d'une hausse de taux imminente réjouissait, ont subi la plus forte baisse sectorielle (-2,17%) avec notamment un repli de 2,5% pour BNP Paribas et Crédit agricole.

A la baisse également, Airbus à cédé 3,53% après une série de mauvaises nouvelles, la dernière en date étant l'annulation par Qatar Airways de sa première commande d'A320neo.

Les ressources de base (+1,73%) ont été l'un des rares secteurs en hausse grâce notamment à l'attrait pour l'or avec +7,6% pour Fresnillo et +6,8% pour Randgold.

Sur le front du pétrole, les cours reculent d'autour de 1% au lendemain de l'échec des pays de l'Opep à parvenir à un compromis pour plafonner la production. Le Brent de mer du Nord repasse sous la barre des 50 dollars le baril.

Sur la semaine, le CAC 40 a perdu 2,06% et le FTSEurofirst 300 2,5%.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Marc Angrand)

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  • jprizzi il y a 6 mois

    Du grand n'importe quoi, comme d'hab, pourvu que çà "mousse" !!!!!!!