Les Bourses européennes finissent en ordre dispersé

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les principales places boursières européennes ont fini lundi en ordre dispersé, réagissant différemment à la persistance des tensions en Ukraine et au ralentissement de l'activité manufacturière en Chine.

À Paris, le CAC 40 s'est retourné à la hausse en fin de séance pour finir à 4.462,69 points, un gain de 4,52 points ou 0,1%, tandis qu'à Francfort le DAX perdait 0,28%.

Les indices européens EuroStoxx 50 et Eurofirst 300 ont cédé respectivement 0,21 et 0,26% dans des volumes inférieurs à la moyenne en raison de la clôture des marchés d'actions londoniens.

En Europe, les investisseurs ont réagi notamment aux nouvelles venues d'Ukraine où les combats se poursuivent autour de Slaviansk, dans l'est du pays.

Autre motif d'inquiétude pour les marchés, un indicateur montrant que l'activité manufacturière en Chine s'est davantage contractée qu'annoncé initialement en avril.

Les valeurs cycliques ont pâti de cet indicateur. A Paris, Renault a perdu un peu moins de 2%, la plus forte baisse du CAC 40 devant Alstom (-1,36%).

Orange a gagné 2,24% à 12,07 euros, la plus forte hausse de l'indice parisien, la valeur testant une résistance technique à 12 euros depuis deux séances.

Sur le marché des changes, le yen a atteint un plus haut de deux semaines face au dollar dans la foulée de la publication de l'indice manufacturier chinois.

L'euro était stable face à la monnaie américaine, autour de 1,3878 dollar.

Les tensions dans l'est de l'Ukraine soutiennent les cours de l'or qui a progressé de jusqu'à 13 dollars à 1.313 l'once, son plus haut niveau depuis le 15 avril après avoir déjà gagné 14 dollars vendredi.

La crise en Ukraine explique aussi la demande pour une autre valeur refuge, les obligations du Trésor américain à 10 ans, dont le rendement a touché un plus bas depuis trois mois à 2,572% avant de remonter légèrement.

Sur le front du pétrole, le Brent a glissé sous les 108 dollars le baril après les nouvelles de la contraction de l'activité manufacturière en Chine et face à la perspective d'une reprise prochaine de la production en Libye.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Véronique Tison)

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