Les Bourses européennes finissent en hausse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette progression jeudi - l'indice paneuropéen EuroFirst 300 ayant atteint son plus haut niveau de clôture depuis juillet 2011 - dans un climat d'optimisme accru quant à l'issue des négociations en cours pour éviter une crise budgétaire aux Etats-Unis, qui menacerait de compromettre le redressement de l'économie américaine.

Le "mur budgétaire" - des coupes budgétaires et hausses d'impôts automatiques début 2013 si démocrates et républicains n'arrivent pas à s'entendre sur le budget - est le plus gros risque en cette fin d'année, depuis l'accord signé en début de semaine débloquant l'aide à la Grèce.

Les investisseurs ont salué les mercredi déclarations de John Boehner, le président républicain de la Chambre des représentants, qui a dit avoir bon espoir de parvenir à un accord avec la Maison Blanche d'ici la fin de l'année pour éviter cette impasse budgétaire.

Toutefois, après la clôture des Bourses européennes, le même John Boehner a déclaré que deux semaines de négociations n'avaient pas permis de réaliser de progrès significatifs pour éviter le "mur budgétaire".

La hausse s'est accentuée en Europe après une série de bons indicateurs américains, faisant ressortir une croissance plus forte que prévu de la croissance, une nouvelle baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage et une augmentation nettement plus forte que prévu des promesses de ventes immobilières.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en hausse de 1,53% à 3.568,88 points. Le Footsie britannique a pris 1,15%, le Dax allemand 0,78% et l'indice de la Bourse de Milan 2,81%, tandis que l'indice de la zone euro EuroStoxx 50 a progressé de 1,35% et l'indice européen Eurofirst 300 de 1,13%.

Témoin de la vigueur des places boursières, l'indice de volatilité de l'Euro Stoxx 50 a touché un plus bas record de 16,52.

"Cela confirme que les craintes liées à la crise de la dette souveraine en zone euro sont en voie d'apaisement", dit Vincent Cassot, stratégiste sur les dérivés à la Société Générale.

Sur le plan sectoriel, les cycliques affichent les plus fortes hausses en Europe, avec un gain de 2,61% des valeurs minières et 2,01% du BTP et matériaux de construction.

Les bancaires (+1,9%) ont aussi soutenu la cote, tirées par les banques italiennes à la suite du succès d'une adjudication d'obligations d'Etat à 10 ans, où les rendements sont ressortis à leur plus bas niveaux en deux ans.

Aux valeurs, Eiffage a bondi de 9,62% après avoir franchi une grosse résistance technique autour de 28,5 euros.

A l'inverse, EDF a accusé la seule perte du CAC 40. Selon Le Parisien, le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité français ERDF, filiale à 100% d'EDF, devrait rembourser près de 8,8 milliards d'euros aux clients du groupe en raison d'une surfacturation réalisée depuis 2009. Mais EDF a fait savoir dans la journée que la décision du Conseil d'Etat sur les tarifs des réseaux d'électricité n'aurait pas d'impact sur ses résultats et assuré que cela n'entraînerait aucun remboursement envers ses clients.

L'euro reste soutenu face au dollar alors que le rendement de l'emprunt d'Etat allemand (Bund) à 10 ans, actif réputé sans risque, est resté stable, trahissant la prudence persistante des investisseurs.

Sur le marché pétrolier, le Brent a dépassé les 110 dollars le baril, soutenu par le nouvel optimisme du côté de Washington et l'aggravation des tensions au Proche-Orient, réveillant les craintes de perturbations dans l'approvisionnement de pétrole de la région.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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