Les Bourses européennes finissent en baisse, sauf Paris

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Les Bourses européennes finissent en baisse, sauf Paris
Les Bourses européennes finissent en baisse, sauf Paris

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en baisse mercredi à l'exception de Paris, les investisseurs n'étant qu'à moitié rassurés par les déclarations de dirigeants européens en faveur d'un maintien de la Grèce dans l'euro et par des statistiques américaines meilleures que prévu.

À Paris, le CAC 40 a clôturé en hausse de 0,31% à 3.048,67 points après avoir inscrit en séance un nouveau plus bas annuel à 2.998 points. La place de Paris a été soutenue par Total, poids lourd de la cote, qui a pris 1,62% après l'annonce de l'arrêt de la fuite de gaz sur son site d'Elgin, en mer du Nord.

Mais à Londres, le Footsie a perdu 0,6% et le Dax allemand 0,26%, alors que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a cédé 0,49%, tiré vers le bas par les produits de base (-1,16%), les télécoms (-1,07%) et les bancaires (-1,04%). Athènes et Madrid ont toutes deux encore perdu 1,33%.

Londres notamment a été plombé par la mauvaise performance des valeurs minières très représentées au sein de l'indice. BHP Billiton (-0,91%) a dit s'attendre à ce que les marchés de matières premières ralentissent davantage, les investisseurs ayant perdu confiance dans les perspectives de croissance à long terme dans le monde.

L'annonce que la Banque centrale européenne a cessé ses opérations de politique monétaire avec certaines banques grecques, parce qu'elles n'avaient pas été correctement recapitalisées, a réveillé les craintes sur la situation financière de la Grèce.

Un porte-parole du gouvernement allemand a déclaré que Berlin souhaitait stabiliser la Grèce au sein de la zone euro, tout en ajoutant qu'Athènes devait respecter ses engagements vis-à-vis de ses créanciers internationaux.

La Grèce a chargé mercredi le président de son Conseil d'Etat de mener un gouvernement provisoire jusqu'aux nouvelles élections législatives prévues le 17 juin, après l'échec des tractations en vue de former un gouvernement de coalition.

Wall Street résiste mieux que l'Europe, soutenu notamment pas l'annonce d'une augmentation de près d'un quart de l'introduction en Bourse de Facebook qui pourrait désormais lever jusqu'à 16 milliards de dollars (12,6 milliards d'euros).

Aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements, ainsi que la production industrielle, ont augmenté plus fortement que prévu au mois d'avril.

"Cela fait plaisir de voir ce retournement (du marché du logement). On peut espérer que l'offre se rapproche de la demande et que la faiblesse des taux d'intérêt encourage ce redressement", commente David Carter, chargé de l'investissement chez Lenox Wealth Advisors à New York. "Mais cette affaire de logements est beaucoup moins importante que les nouvelles en provenance de Grèce et pourraient facilement être oubliées", a-t-il ajouté.

Juliette Rouillon pour le service français

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  • feniks le jeudi 17 mai 2012 à 06:57

    La bourse n'est pas l'unique CAC ! Le coefficient se situe à 0,77, soit à - 23 % de l'équilibre.