Les Bourses européennes finissent en baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, la crainte d'un resserrement du crédit en Chine venant accroître les tensions sur des marchés déjà préoccupés par le ralentissement programmé avant la fin de l'année de la politique de soutien à l'économie de la Réserve fédérale des Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,71% (-62,41 points) à 3.595,63 points. Le Footsie britannique a cédé 1,42% et le Dax allemand a perdu 1,24 %, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a décliné de 1,48% tandis que Wall Street subissait un déclin équivalent en début d'après-midi.

Même si la détente des taux sur le marché interbancaire chinois a provisoirement rassuré sur l'état du crédit dans la seconde économie mondiale, la Banque populaire de Chine (PBoC) a demandé aux établissements chinois de mieux gérer leur trésorerie et de mieux contrôler leurs prêts.

Les préoccupations liées à l'économie chinoise ont particulièrement touché les valeurs cycliques. Les indices des technologiques et de la construction figurent parmi les baisses sectorielles les plus importantes et perdent respectivement 2,32% et 1,93%.

L'indice VSTOXX, qui mesure la volatilité de l'Eurostoxx 50, a pris 5,21% à 25,3 points, après avoir atteint en milieu de séance son plus haut niveau en neuf mois, à 26,4 points.

Aux valeurs, Mediaset a chuté de 5,3% à 2,39 euros, à la suite de la condamnation, annoncée peu avant la clôture, de son fondateur Silvio Berlusconi à sept ans de prison et une peine d'inéligibilité pour incitation à la prostitution de mineure et abus de pouvoir dans le cadre de l'affaire du "Rubygate".

Soumise aux mêmes pressions que les Bourses européennes, Wall Street suit un mouvement semblable, le Dow Jones perdant 1,5% et le Standard & Poor's 500 déclinant de 1,8% vers 15h50 GMT.

Sur le marché obligataire, les futures sur le Bund allemand sont toujours victimes des préoccupations persistantes sur le ralentissement de la politique accommodante de la Fed, et reculent autour de 140,4, à leur plus bas niveau depuis octobre 2012.

Sur le marché des changes, le dollar, stimulé depuis la semaine dernière par la perspective de l'allégement des rachats d'actifs américains, perd du terrain face au yen, après des déclarations du gouverneur adjoint de la Banque du Japon (BoJ) qui a relativisé l'influence de l'évolution des marchés sur les mesures interventionnistes prévues par l'institution.

L'euro reste lui stable face à la monnaie américaine, après avoir été légèrement renforcé par un indice Ifo encourageant sur le climat des affaires allemands.

Le cours du baril de Brent chute à son plus bas niveau en trois semaines, autour de la barre des 100 dollars, en raison des inquiétudes des investisseurs sur l'économie de la Chine, premier consommateur mondial de pétrole.

Julien Dury pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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