Les Bourses européennes finissent de nouveau dans le rouge

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont enregistré jeudi leur quatrième séance consécutive de baisse et poursuivi leur correction après les annonces d'une contraction de l'activité manufacturière en Chine et en zone euro.

Dans une moindre mesure, Wall Street pâtit également des inquiétudes relatives à la vigueur de l'économie mondiale, le recul étant limité par une diminution inattendue des inscriptions hebdomadaires au chômage.

L'activité manufacturière en Chine s'est contractée pour le cinquième mois consécutif en mars, d'après l'estimation préliminaire de l'indice calculé par la banque HSBC auprès des directeurs d'achat. Cet indice PMI ressort à 48,1 après avoir touché en février un plus haut de quatre mois à 49,6.

Dans la zone euro, l'économie s'est dégradée contre toute attente en mars, plombée par un repli aussi marqué qu'inattendu de l'activité industrielle en France et en Allemagne, montrent les résultats préliminaires des enquêtes Markit publiés jeudi.

Sans surprise, l'euro et le pétrole, qui évoluent souvent de pair avec les marchés actions, sont également en repli.

À Paris, le CAC 40 a terminé en recul de 1,56% (54,91 points) à 3.472,46 points. Le Footsie britannique a cédé 0,79% et le Dax allemand 1,27%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s'est replié de 1,14%.

Les valeurs liées aux matières premières ont, de loin, accusé la plus forte baisse du jour en Europe, avec un indice sectoriel qui a plongé de 3,35%. Viennent ensuite le secteur bancaire (-1,86%), celui de l'assurance (-1,58%) et celui de l'automobile (-1,50%).

"Pour le secteur minier, les données chinoises peuvent vouloir dire qu'il va y avoir une baisse de la demande si la construction ralentit dans le pays", a déclaré Darren Sinden, courtier chez Silverwind Securities.

Seul le secteur des télécoms n'a pas terminé dans le rouge (+0,06%), grâce notamment à la hausse de 1,43% de l'action Vodafone. Cette progression de l'un des premiers opérateurs mobiles dans le monde s'explique notamment par une série d'analyses financières positives à son sujet.

A Wall Street, FedEx cède plus de 4%. Le numéro deux mondial de la messagerie a dit avoir revu en baisse ses prévisions de croissance économique pour 2012.

Les Bunds allemands et les emprunts du Trésor ont enregistré une nette hausse après les inquiétudes pour la croissance mondiale soulevées par les données européennes et chinoises.

Le papier à dix ans allemand, dont le rendement évolue à 1,91%, a ainsi refait la moitié des pertes accusées depuis le début du mois. Les analystes techniques estiment cependant que, à moins de nouvelles statistiques européennes jugées mauvaises, une éventuelle poursuite de la hausse risque de se heurter à des résistances techniques.

La progression du marché obligataire américain est pour sa part freinée par les chiffres meilleurs que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis.

L'euro a reculé face au dollar et au yen après les craintes renouvelées d'une récession dans la zone euro tandis que le dollar australien a pâti de la nouvelle contraction du secteur manufacturier chinois.

Ceci étant dit, tant que la monnaie unique ne passe pas sous 1,30 dollar pour un euro, il est peu probable qu'elle sorte de la bande de fluctuation de $1,30-$1,35 dans laquelle elle évolue depuis deux mois.

Comme les Bourses et l'euro, les cours de pétrole ont pâti des données macro-économiques en provenance de Chine - deuxième consommateur mondial de brut - et d'Europe.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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