Les Bourses européennes finissent dans le vert

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Soulagés par l'adoption du nouveau plan d'austérité grec par le parlement d'Athènes, les marchés financiers n'ont pas pour autant basculé dans l'euphorie, les places boursières européennes réduisant leurs gains en fin de journée tandis que l'euro effaçait une partie de sa progression.

A Paris, l'indice CAC 40 affiche en clôture une progression de 0,34% à 3.384,55 points, après un pic à 3.413,43 en début de séance et un passage dans le rouge en milieu d'après-midi. Ailleurs en Europe, Francfort a gagné 0,68% et Londres 0,91% tandis qu'Athènes finissait sur un gain de 4,65%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a terminé sur un gain de 0,71% à 1.071,63 points après être monté en début de matinée à plus de 1.074.

Les partenaires européens de la Grèce l'ont appelée à présenter de nouveaux gages de sa volonté de réforme: avant la réunion de l'Eurogroupe prévue mercredi, le gouvernement de Lucas Papadémos doit encore trouver 325 millions d'euros d'économies et obtenir un engagement écrit des partis politiques à appliquer les termes de l'accord.

"Voir des émeutes et des mesures d'austérité à la 'une' des journaux, ça n'est pas bon pour la confiance dans l'économie. Cela dissuade les gens de dépenser dans l'économie réelle et cela érode la confiance des consommateurs", explique Joe Rundle, responsable du trading d'ETX Capital.

L'indice Stoxx des valeurs financières a terminé en hausse de 0,53%. Mais plusieurs banques françaises ont fini dans le rouge après la décision des autorités boursières françaises et belges de lever l'interdiction des ventes à découvert sur les banques et les compagnies d'assurance en vigueur depuis août: BNP Paribas a cédé 2,07%, Crédit agricole 3,64% et Société générale 2,19%.

Parmi les autres valeurs en vue dans cette séance globalement calme, Cable & Wireless Worldwide a bondi de 44,51% après les déclarations de Vodafone sur son intérêt pour un possible rachat.

Signe que les investisseurs sont encore loin d'être pleinement rassurés sur le dossier grec, les contrats à terme sur les obligations d'Etat allemandes, valeurs refuges par excellence en Europe, sont repartis à la hausse dans l'après-midi.

Auparavant, le vote grec avait néanmoins profité aux emprunts des Etats "périphériques" de la zone euro, comme l'Italie ou l'Espagne. Le Trésor italien doit procéder mardi à une adjudication d'au moins six milliards d'euros d'obligations, après avoir levé ce lundi 12 milliards de papier à court terme à des rendements en baisse.

Après s'être approché du seuil de 1,33 dollar, l'euro a abandonné tout ses gains dans l'après-midi, repassant dans le rouge dans des volumes peu nourris, les cambistes soulignant que le vote du parlement grec est loin d'apaiser toutes les tensions.

"Nous pensons que la Grèce finira par recevoir son argent d'ici le 20 mars mais nous continuons de penser que l'euro va baisser", résume David Watt, stratège devises de RBC Capital Markets.

Les prix du baril poursuivent leur remontée vers les plus hauts de six mois touchés la semaine dernière, bénéficiant du regain d'appétit pour le risque favorisé par le vote du parlement grec.

Mais la persistance de nombreuses incertitudes sur la crise de la dette a, là encore, limité la hausse, d'autant que l'amorce d'un redoux en Europe après la vague de froid des deux semaines écoulées favorise des prises de bénéfice sur le Brent.

Marc Angrand pour le service français, édité par Jean Décotte

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