Les Bourses européennes finissent dans le rouge

le
0
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont fini en net recul vendredi affectées par un coup de frein sur le marché du travail aux Etats-Unis où le nombre de créations d'emplois est tombé en mars à son niveau le plus bas en neuf mois.

Une nouvelle pandémie de grippe en Chine et les tensions en Corée du Nord, ainsi que l'annonce en matinée d'une baisse de 0,3% des ventes au détail dans la zone euro, qui laisse planer un doute sur sortie de la récession, ont également pesé sur la cote.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,68% à 3.663,48 points. Le Footsie britannique a perdu 1,49% et le Dax allemand 2,03%, tandis que l'EuroStoxx 50 a cédé 1,38%. Seul Milan a résisté avec un gain de 0,64%, avec ses banques.

Sur l'ensemble de la semaine, marquée par une série de réunions de banques centrales et d'indicateurs décevants sur le plan économique, l'indice phare de Paris a perdu 1,82%.

A la clôture en Europe, les grands indices de Wall Street reculaient de 0,8% à 1,1%.

"Le rapport (sur l'emploi US) va alimenter les craintes d'un nouveau coup de bambou sur l'économie au printemps, de l'impact négatif du dysfonctionnement du débat parlementaire et, de manière plus générale, les inquiétudes concernant la vigueur de la reprise", souligne Mohamed El-Erian, co-responsable de l'investissement chez Pacific Investment Management.

Les statistiques américaines, qui font suite à une série d'indicateurs décevants, notamment sur l'activité dans l'industrie et les services et sur l'emploi dans le secteur privé, renforcent le sentiment de certains investisseurs que Wall Street a "surjoué" la reprise.

En Europe, le secteur aérien (-3,37%) a accusé la plus forte baisse sectorielle. Air France-KLM (-7,77%) a signé le plus fort repli du SBF 120 à Paris, les investisseurs s'inquiétant des conséquences d'une nouvelle pandémie de grippe en Chine. Lufthansa (-5,23%) a marqué la plus forte baisse de l'EuroFirst 300.

Parallèlement, le dollar a perdu du terrain face à l'euro, autour de 1,3025, en baisse de 0,7%, dans la perspective d'une poursuite du programme de rachat d'actifs de la Réserve fédérale poursuivra pour soutenir la croissance et l'emploi aux Etats-Unis.

Le yen a poursuivi sa baisse au lendemain des mesures drastiques annoncées par la Banque du Japon pour lutter contre la déflation qui dure depuis près de deux décennies.

Les bons du Trésor américains ont fortement progressé, tandis que les investisseurs se sont rués sur les obligations européennes, pariant sur un repli vers le marché européen des fonds japonais, en réaction à l'assouplissement spectaculaire de la politique de la Banque du Japon.

Ainsi, le rendement des obligations néerlandaises à dix ans est tombé à 1,42%, celui des titres autrichiens un plus bas record de 1,495%, tout comme celui de l'OAT française à 10 ans, à 1,76%, les investisseurs ayant privilégié des actifs aux rendements plus élevés que ceux des Bunds allemands.

Le baril de Brent a poursuivi sa chute et évolue sous la barre des 105 dollars, à ses plus bas niveau en huit mois, face aux doutes sur la vigueur de la reprise de l'économie américaine.

Juliette Rouillon pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant