Les Bourses européennes finissent dans le rouge

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en net recul vendredi, accentuant leur repli de la semaine, pénalisées à nouveau par un courant de prises de profits sur les valeurs technologiques et les biotechs.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,08% à 4.365,86 points, seules trois valeurs de l'indice ayant fini dans le vert. Le Footsie britannique a perdu 1,21% et le Dax allemand 1,47%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a cédé 1,15% et le FTSEurofirst 300 1,36%.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC 40 a perdu 2,65% après trois semaines gagnantes et l'EuroStoxx 50 3,52% après avoir également aligné trois semaines de hausse.

Tous les secteurs européens ont fini dans le rouge ce vendredi, mais l'indice des technologiques a affiché la plus forte baisse avec une perte de 2,46%.

Parmi les plus fortes baisses du jour figurent des poids lourds du secteur comme le concepteur de processeurs ARM (-4,53%), l'équipementier pour l'industrie des semi-conducteurs ASML (-3,45%), Alcatel-Lucent (-2,02%) et le fabricant de puces Infineon (-2,87%).

Les valeurs technologiques européennes se traitent avec une prime par rapport à l'ensemble du marché sans que cette prime soit excessive comme aux Etats-Unis. L'indice Stoxx des technologiques se situe à 19,7 fois les résultats attendus sur les 12 prochains mois, selon les données Thomson Reuters.

"Il y a eu un effet de contagion de la correction à Wall Street qui n'est probablement pas finie mais c'est surtout une correction aux Etats-Unis", note David Thébault de Global Equities à Paris. "Les investisseurs sortent des secteurs survalorisés et cherchent de bonnes affaires ailleurs. La tendance positive de long terme reste intacte, ce repli calme le jeu."

Les valeurs bancaires ont également pesé sur la tendance après la publication par JPMorgan Chase de résultats trimestriels inférieurs aux attentes.

Les valeurs refuges comme les obligations souveraines et le dollar ont très modestement profité de l'accès d'aversion aux risque, accentué par l'approche de la saison des résultats trimestriels et les tensions autour de l'Ukraine.

Sur le front du pétrole, le baril de Brent, qui perdait un peu de terrain dans la perspective d'une hausse de l'offre libyenne, s'est retourné après la publication d'un indice du moral des ménages américains à son plus haut niveau en neuf mois et gagne 0,3% à 107,80 dollars le baril.

(Juliette Rouillon pour le service français, avec Blaise Robinson, édité par Marc Angrand)

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