Les Bourses européennes fébriles dans les premiers échanges

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LES BOURSES EUROPÉENNES HÉSITANTES À L'OUVERTURE
LES BOURSES EUROPÉENNES HÉSITANTES À L'OUVERTURE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert sur une note hésitante mercredi à la veille d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) particulièrement attendue par les investisseurs, qui espèrent la voir déboucher sur un vaste programme de rachats d'actifs.

Après avoir ouvert en hausse, le CAC 40 est passé dans le rouge et cédait 0,06% (2,88 points) à 4.443,14 points vers 09h30. A Londres, le FTSE prenait en revanche 0,68%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,03% et le FTSEurofirst 300 gagne 0,13%.

Le Dax allemand est en recul plus marqué que le CAC, de 0,25%, après avoir atteint un nouveau record la veille.

L'indice FTSEurofirst, qui regroupe les principales valeurs de l'ensemble de l'Europe, a pris 5% sur les quatre dernières séances, soit mieux que les grands indices à Wall Street, ce qui lui a permis d'atteindre un plus haut de sept ans mardi.

Le récent appétit des investisseurs pour les valeurs européennes se nourrit de leur conviction que la BCE se lancera à son tour jeudi dans une politique d'assouplissement quantitatif (QE), avec notamment des rachats d'obligations d'Etat de la zone euro.

Cette anticipation contribue en revanche à la faiblesse de l'euro, qui s'échange aux alentours de 1,1560 dollar.

En raison des réticences de l'Allemagne à l'idée de voir la BCE faire tourner la planche à billets pour soutenir l'activité et redresser l'inflation, des incertitudes demeurent sur l'ampleur de ces mesures.

Membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, l'Autrichien Ewald Nowotny a prévenu mercredi qu'il ne fallait pas avoir d'attentes démesurées quant aux initiatives susceptibles d'être prises par l'institution de Francfort. Ces déclarations ont été suivies d'une baisse des grands indices européens.

Ce climat d'incertitude accroît la volatilité des marchés, liée en partie à l'effondrement des cours du pétrole avec un baril de Brent incapable de rebondir durablement et se négociant aux alentours de 48,50 dollars.

Cela profite en revanche aux valeurs refuges comme l'or, qui gagne 10% depuis le début de l'année et a franchi mercredi le seuil des 1.300 dollars l'once pour la première fois depuis août.

Le recul des cours du pétrole, qui ont fondu d'environ 60% depuis juin, amène les compagnies à réduire la voilure de leurs activités. Total prévoit ainsi de contracter de 10% ses dépenses d'investissement cette année, a déclaré son nouveau directeur général Patrick Pouyanne au Financial Times, et BHT Billiton a annoncé une réduction drastique de ses activités dans le pétrole et le gaz de schiste.

Aux valeurs, le titre ASML signe l'une des plus fortes hausses de ce début de séance avec un gain de 4,7% à 93,7 euros. Le groupe néerlandais, deuxième fabricant mondial d'équipements de production de semi-conducteurs, a publié mercredi des résultats meilleurs que prévu au titre du quatrième trimestre.

L'action Alstom progresse pour sa part de près de 4% à 28,5 euros. Le groupe a publié un chiffre d'affaires en hausse de 12% au titre des neuf premiers mois de son exercice 2014-2015 et confirmé qu'il visait pour l'exercice en cours un chiffre d'affaires en "croissance élevée, à un chiffre", et une marge opérationnelle (après coûts de structure) supérieure à 5%.

Les plus fortes hausses sont toutefois enregistrées par les banques coopératives italiennes après l'adoption par le gouvernement italien d'une réforme du secteur qui, si elle est votée par le Parlement, devrait en favoriser la consolidation.

(Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)

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