Les Bourses européennes en recul à la mi-journée

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PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent toujours en baisse à mi-séance, les traders se disent toujours inquiets de la situation espagnole et des mauvaises performances attendues des entreprises qui doivent publier leurs résultats.

Le ralentissement de la croissance mondiale, annoncé par le Fonds monétaire international (FMI), est un autre sujet d'inquiétude qui limite l'attrait des actifs les plus risqués.

Le gouvernement japonais a revu à la baisse son évaluation de l'économie nippone pour le troisième mois consécutif en octobre, alors que la crise de la dette s'intensifie en Europe et que l'économie chinoise montre des signes de ralentissement.

Les discussions se poursuivent à la réunion annuelle du FMI à Tokyo, portant notamment sur la résolution de la crise de la dette, et laissent entrevoir d'importantes divergences entre les dirigeants. L'Allemagne a ainsi campé sur ses positions en réaffirmant qu'il était encore trop tôt pour déterminer si la Grèce avait besoin de davantage de temps pour atteindre ses objectifs de réduction des déficits, alors que le Fonds monétaire international (FMI) semble disposé à faire preuve d'indulgence.

Dans ce contexte, à Paris, le CAC 40 affichait un recul de 0,29% à 3.403,97 points vers 12h40. À Francfort, le Dax cédait 0,2% et à Londres, le FTSE 0,13%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 évoluait de son côté quasiment à l'équilibre.

Les valeurs industrielles souffrent d'un contexte économique difficile et de la crainte d'une dégradation de la demande de biens et de services. L'indice du secteur reculait ainsi de 0,61% vers 12h40.

L'action Akzo Nobel accuse également une forte baisse, avec un recul de 4,23% à 42,89 euros, après que le premier fabricant mondial de peintures a dit jeudi que son nouveau directeur général était toujours en arrêt maladie et que son conseil de surveillance allait se réunir la semaine prochaine pour discuter du dernier avis médical.

L'euro gagne du terrain face au dollar, soutenu notamment par la hausse surprise de la production industrielle de la zone euro en août.

Les Bunds allemands sont en hausse, mais les volumes d'échanges restent faibles, les investisseurs attendant toujours que l'Espagne fasse appel à une aide internationale.

Le cours du pétrole se sont retournés à la baisse en réaction à une prévision de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui anticipe un recul de la consommation mondiale d'or noir. Ces prévisions ont éclipsé l'inquiétude causée par les tensions croissantes entre la Turquie et la Syrie qui pourraient entraîner des ruptures d'approvisionnement au Moyen-Orient.

Catherine Monin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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