Les Bourses européennes en ordre dispersé, Paris cède 0,24%

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

PARIS (Reuters) - Les principales places financières européennes ont terminé vendredi la semaine en ordre dispersé, la Bourse de Paris clôturant dans le rouge en raison notamment du net repli de BNP Paribas, qui pourrait devoir payer aux Etats-Unis une amende particulièrement salée.

L'indice parisien CAC 40 a perdu 0,24% (-10,94 points) à 4.519,57 points. À Londres, le FTSE 100, pénalisé par les valeurs minières, a reculé de 0,39%. Francfort a mieux résisté, le DAX finissant en très légère hausse (+0,04%).

Les indices européens reflètent une tendance globale sans grand relief avec -0,2% pour l'Eurofirst 300, tandis que l'Eurostoxx 50 terminait inchangé.

BNP Paribas a perdu 2,43% à 51,37 euros au lendemain d'une information du Wall Street Journal selon laquelle la justice américaine réclamerait plus de 10 milliards de dollars (7,35 milliards d'euros) à la banque française.

La mauvaise nouvelle pèse sur le secteur bancaire de la zone euro, qui reste près de 70% en dessous de ses sommets de 2007, avant que la crise financière ne sonne l'alarme sur les prêts douteux pratiqués par les banques et sur le déséquilibre de leurs comptes.

La plus forte baisse du CAC 40 n'est cependant pas pour BNP Paribas mais pour EDF, qui a abandonné 3,16%, la valeur restant pénalisée par une rumeur pourtant démentie évoquant la cession de titres détenus par l'Etat français.

La baisse du Footsie britannique s'explique en partie par de mauvaises performances pour les valeurs minières en raison des inquiétudes récurrentes suscitées par la santé de l'économie chinoise. Anglo American et Rio Tinto ont ainsi plongé respectivement de 5,66 et 4,12%.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC 40 a gagné 0,59%.

Sur le marché des changes, l'euro est un peu remonté face à la monnaie américaine, autour de 1,3640 dollar. La monnaie unique européenne devrait cependant rester sous pression jusqu'à la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.

Les marchés attendent de l'institut d'émission et de contrôle des mesures de stimulation monétaire pour faire face au risque de déflation dans la zone euro mais s'interrogent sur leur nature et leur ampleur.

"Les investisseurs sont prudents et il y a de la nervosité autour de ce que pourrait annoncer la BCE", explique Philippe Gijsels, analyste à BNP Paribas Fortis Global Markets à Bruxelles. "Si nous n'avons que des mots et non des actes, les marchés réagiront très négativement".

Du côté des matières premières, l'or a redressé la barre après trois jours de pertes sans empêcher son plus fort déclin sur une semaine depuis deux mois en raison notamment de solides indicateurs venus des Etats-Unis.

Sur le front du pétrole, le Brent est repassé sous les 110 dollars le baril mais reste à un niveau élevé qui s'explique par des inquiétudes sur l'approvisionnement en raison du conflit ukrainien et des tensions en Libye.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Marc Angrand)

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