Les Bourses européennes en ordre dispersé à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN ORDRE DISPERSÉ À MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN ORDRE DISPERSÉ À MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé jeudi à la mi-journée, faute de nouveaux catalyseurs après quatre séances de hausse et en l'absence également d'impulsion de Wall Street, où les futures signalent une ouverture en légère baisse.

À Paris, l'indice CAC 40 grignotait 0,44 point ou 0,01% à 4.667,78 points à 13h15, après avoir hésité entre hausse et baisse depuis l'ouverture. Le Dax à Francfort avançait de 0,17% alors que le FTSE à Londres abandonnait 0,34%, alourdi par le compartiment des matières premières qui repart à la baisse.

Le SMI suisse, soutenu par ses valeurs pharmaceutiques, surperforme avec une hausse de 0,60%.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,15% mais le FTSEurofirst 300 plus large maintient un gain symbolique de 0,02%.

A ce stade, les futures sur indices new-yorkais laissent présager une ouverture de Wall Street en repli de 0,3%.

"On peut parler d'un sentiment neutre aujourd'hui", commente Markus Huber, trader chez Peregrine & Black à Londres. "Après le récent mouvement haussier, il y a des nouvelles moins positives qui servent d'excuse pour prendre son bénéfice".

En l'absence d'indicateurs économiques, l'attention se focalise sur l'actualité des entreprises.

Deutsche Bank progresse de 0,55% à 25,62 euros, dans des échanges volatils, après avoir perdu jusqu'à 3% au lendemain d'un sévère avertissement sur résultats.

La première banque allemande a fait savoir mercredi soir qu'elle accuserait une perte de l'ordre de six milliards d'euros au troisième trimestre, sous le coup de dépréciations massives, et qu'elle réduirait son dividende mais les intervenants voient dans ces mesures le signe que le nouveau président du directoire, John Cryan, fait enfin le ménage.

L'indice sectoriel de l'automobile gagne 1,3%, en route pour sa meilleure performance hebdomadaire depuis 2011, avec notamment Fiat Chrysler et Volkswagen qui prennent plus de 2%. "L'attention se porte à nouveau sur les fondamentaux et les résultats du T3 (...) devraient venir à l'appui du rebond du secteur après la crise VW", écrivent les analystes de JP Morgan dans une note à leurs clients.

A la baisse, Telefonica trébuche de 2,7%, la plus mauvaise performance du Stoxx 50, en réaction à un article de presse évoquant les doutes des autorités de régulation en Grande-Bretagne sur la fusion entre sa filiale O2 et son concurrent Three. L'opérateur espagnol entraîne dans son sillage Orange (-1,1%) et Deutsche Telekom (-1,9%), également présents sur le marché britannique. L'indice des télécoms cède 1,4%, la plus forte baisse des indices sectoriels européens.

La plus mauvaise performance du FTSEurofirst 300 concerne le cabinet de recrutement Hays, qui perd 8% après avoir fait état d'un ralentissement de la croissance de ses revenus au Royaume-Uni, son principal marché.

Sur le marché des changes, le dollar cède du terrain face à l'euro et au yen dans l'attente du compte rendu de la réunion de politique monétaire de septembre de la Réserve fédérale, publié à 20h00.

La Banque centrale européenne publiera également, en début d'après-midi, les "minutes" de sa réunion de septembre, où les investisseurs chercheront des indications sur un éventuel nouvel assouplissement de sa politique.

La livre sterling fait du surplace. La Banque d'Angleterre a, comme attendu, maintenu son taux de base à 0,5% à l'issue de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire.

(Véronique Tison pour le service français)

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