Les Bourses européennes en nette baisse à la mi-séance

le
0
Les Bourses européennes en nette baisse à la mi-séance
Les Bourses européennes en nette baisse à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluaient en nette baisse vendredi à mi-séance, et Wall Street est attendu également en repli, alors que de nouvelles inquiétudes sur un ralentissement de l'économie mondiale se sont ajoutées aux craintes persistantes sur la situation financière de l'Espagne.

Les marchés d'actions européens sont retombés à des plus bas de cinq mois. À Paris à 13h, le CAC 40 reculait de 1,53% à 2.970,94 points. À Francfort, le Dax perdait 2,54% et à Londres, le FTSE cédait 0,82%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 se repliait de 1,57%.

Le secteur automobile est particulièrement attaqué après l'annonce d'une baisse des ventes de voitures neuves au mois de mai en France et en Allemagne. L'indice des valeurs automobiles européennes chutait de 3,60%.

Seul le secteur des télécoms, plus défensif, résiste. L'indice du compartiment ne cédait que 0,08%. KPN progressait notamment de 0,33% alors qu'il envisage de vendre sa division allemande de téléphonie mobile E-Plus afin de parer à l'offre hostile de 3,25 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros) du mexicain America Movil, qui cherche à acquérir une participation de quelque 28% dans le groupe de télécoms néerlandais.

A contre-courant, BP bondissait de 2,62% pour signer la plus forte hausse des valeurs de l'Eurostoxx50. Le groupe pétrolier britannique a annoncé qu'il envisageait de vendre sa participation de 50% dans le russe TNK-BP.

Une salve de statistiques macroéconomiques publiées jeudi et vendredi a jeté un froid sur les marchés. En Europe, l'activité dans le secteur manufacturier en zone euro a enregistré sa plus forte contraction en près de trois ans au mois de mai tandis que le taux de chômage dans la région a atteint 11% en avril, son niveau le plus élevé depuis le début du recueil de ces données en 1995.

Mais le Vieux Continent n'est pas le seul à souffrir. Les derniers indicateurs en provenance de Chine ont montré un tassement plus prononcé que prévu de l'activité manufacturière dans le pays tandis que la croissance de l'économie américaine a décéléré plus qu'initialement estimé au premier trimestre.

Dans ce contexte, la publication du rapport officiel mensuel sur le taux de chômage aux Etats-Unis cet après-midi sera scrutée de près par les opérateurs de marché. Certains redoutent des chiffres décevants après que les données de l'enquête ADP relatives au secteur privé sont ressorties jeudi à un niveau inférieur aux attentes.

"Les marchés ont principalement réagi ces derniers temps aux craintes sur un éclatement de la zone euro à court terme et les fondamentaux de marchés ont joué un rôle marginal. Toutefois, l'agenda du jour est extrêmement important car il va permettre de mieux définir l'état du marché du travail aux Etats-Unis après des mois de volatilité lié aux effets d'un hiver exceptionnellement doux", a estimé dans une note Annalisa Piazza chez Newedge Strategy.

La situation financière de l'Espagne reste néanmoins en ligne de mire alors que Madrid a reporté d'au moins une semaine l'adoption d'un nouveau mécanisme censé aider les régions autonomes espagnoles lourdement endettées à emprunter sur le marché, a-t-on appris de source gouvernementale.

Jeudi soir, le Fonds monétaire international (FMI) a démenti travailler à l'élaboration d'une assistance financière pour l'Espagne, démentant un article de presse en ce sens qui avait permis de soulager quelque peu les marchés.

Blandine Hénault pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant