Les Bourses européennes en net repli à mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN NET REPLI À MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN NET REPLI À MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes sont en net repli à mi-séance mardi et Wall Street est attendue en recul alors que les pressions internationales s'accentuent sur la Syrie après l'utilisation présumée d'armes chimiques par le régime de Damas renforçant la perspective d'une intervention militaire occidentale.

À Paris, le CAC 40 reculait de 1,49% (59,83 points) à 4.007,30 points vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax cédait 1,51% et à Londres, le FTSE abandonnait 0,69%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 dévissait de 1,56%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse d'environ 0,7%.

"Les opérateurs vont se détourner des actifs risqués en attendant plus de clarté sur la voie d'une intervention militaire à venir des Occidentaux, prévient Jonathan Sudaria de Capital Spreads dans une note de recherche.

"L'apparente certitude qu'une intervention militaire se prépare en Syrie sème le doute parmi les intervenants quant aux risques d'explosion dans une zone déjà très instable", ajoute-t-il.

L'indice de la Bourse de Dubaï a ainsi dévissé de 7% mardi en clôture, enregistrant sa plus forte baisse en une séance depuis novembre 2009.

Plus largement, les marchés actions émergents, déjà secoués par les perspectives d'un durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, ont subi de nouveaux dégagements, l'indice MSCI correspondant reculant de 1,37% vers 10h50 GMT. Des devises émergentes comme la livre turque ou la roupie indienne ont inscrit de nouveaux plus bas records.

L'évolution de la situation géopolitique a continué de soutenir le pétrole et a poussé l'or à un plus haut de onze semaines.

Le contrat octobre sur le Brent se maintient au dessus de la barre des 111 dollars le baril, à 111,40 mais en retrait par rapport à son plus haut depuis le 2 avril atteint la veille à 111,68.

L'intensification de la crise syrienne a relégué au second plan les développements macroéconomiques et politiques au sein de la zone euro. Le climat des affaires en Allemagne s'est pourtant encore amélioré en août selon l'indicateur publié par l'institut Ifo qui augure bien de la poursuite de la reprise de la première économie européenne.

En revanche, l'instabilité politique en Italie liée à la menace du parti de Silvio Berlusconi de faire chuter la coalition gouvernementale si l'homme d'affaires est déchu de son mandat de sénateur a continué de peser sur les actifs transalpins.

Après un timide rebond en début de séance, l'indice FTSE MIB a rechuté pour afficher une baisse comparable à celle des autres places européennes. Le Trésor italien a placé pour près de 4 milliards de titres à deux ans, soit le haut de la fourchette annoncée, mais à des taux supérieurs à ceux payés le mois précédent. Rome doit solliciter les investisseurs à hauteur de 8,5 milliards d'euros de bons à 6 mois mercredi et lever 6 milliards d'euros d'obligations à 10 ans le lendemain.

Le Trésor espagnol a bénéficié d'une situation politique perçue comme plus stable, plaçant 4,1 milliards d'euros de papier à court terme, au-dessus de la fourchette annoncée de 3 à 4 milliards, avec des taux en baisse.

Aux Etats-Unis, la publication de l'indice S&P Case Shiller des prix de l'immobilier pour le mois de juin (13h00 GMT) et celle de la confiance du consommateur en août (14h00 GMT) permettront d'apprécier la solidité de la reprise après plusieurs indicateurs décevants qui ont tempéré les anticipations d'une réduction de ses achats d'actifs par la Fed dès le mois prochain.

Marc Joanny, édité par Véronique Tison

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