Les Bourses européennes en légère hausse à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN LÉGÈRE PROGRESSION À LA MI-JOURNÉE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN LÉGÈRE PROGRESSION À LA MI-JOURNÉE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes progressent légèrement jeudi à mi-séance, après cinq séances de hausse d'affilée sur des anticipations de baisse des taux de la BCE, dans des marchés où l'attention est surtout focalisée sur une nouvelle avalanche de résultats trimestriels.

La livre sterling a fait un bond en avant face au dollar, dopée par une croissance du PIB britannique plus forte que prévu, permettant à la Grande-Bretagne d'échapper à sa troisième récession en moins de cinq ans.

"Les marchés attendaient un timide retour à la croissance et la livre sterling s'était appréciée avant l'annonce. Mais un rebond aussi puissant l'a rapidement envoyée jusqu'au ciel", note Chris Redfern, cambiste chez Moneycorp.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,18% à 3.848,96 points vers 13h10. À Francfort, le Dax prend 0,69% et à Londres, le FTSE avance d'un petit 0,07%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 progresse de 0,06%.

Aux valeurs, Vodafone prend 2,7% après une information de Reuters selon laquelle Verizon Communications envisage une offre de près de 100 milliards de dollars pour lui racheter sa part dans le capital de leur filiale commune Verizon Wireless.

La banque espagnole Santander cède 3,4%, plus net recul de l'EuroStoxx 50, après avoir publié un bénéfice net inférieur aux attentes et en baisse de 25,9%.

KPN perd 5,5% après avoir annoncé le lancement d'une augmentation de capital de trois milliards d'euros par émission de bons de souscription.

A Paris, Pernod Ricard lâche 2,5% après une croissance organique inférieure aux attentes au troisième trimestre, avec une forte décélération en Chine.

Le dollar perd du terrain face à l'euro et au yen, affecté par les récents indicateurs reflétant un ralentissement de l'activité industrielle outre-Atlantique.

Le rebond de l'euro à la faveur de rachats de positions à découvert prises après la publication mercredi d'un indice Ifo du climat des affaires en Allemagne décevant, reste néanmoins limité par les anticipations de baisse des taux de la BCE la semaine prochaine.

Certains intervenants estiment toutefois qu'une baisse des taux de la Banque centrale européenne est loin d'être acquise, malgré les mauvais indicateurs économiques.

La livre sterling prend 1,1% à 1,5448 dollar, son plus haut depuis le 20 février, après la croissance plus forte que prévu du Royaume-Uni au premier trimestre.

En revanche le rendement des obligations à 10 ans britanniques s'est tendu, à plus de 1,7%, la reprise de la croissance n'allant pas dans le sens d'une baisse des taux de la Banque d'Angleterre.

Les rendements des obligations à 10 ans italiennes et espagnoles se sont tendus à nouveau, à respectivement 4,07% et 4,36%, dans un marché qui fait l'objet de prises de profits après une phase de hausse des cours des obligations, et donc de baisse des rendements, liées à la poursuite des politiques d'injections massives de liquidités des banques centrales.

Le baril de Brent se maintient au-dessus des 101 dollars, mais après le "rally" de la veille au-delà des 102 dollars, l'enthousiasme des investisseurs tend à s'émousser dans la perspective d'une baisse de la demande mondiale alors que l'offre elle continue de croître.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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