Les Bourses européennes en hausse à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE VERT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE VERT À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluaient en hausse à la mi-séance mercredi, après trois séances consécutives de baisse pour cause d'incertitudes liées à Chypre qui n'ont pourtant pas été levées, loin de là, après un vote négatif du Parlement du pays sur le projet de taxation des dépôts bancaires.

Wall Street, qui a moins reculé que les places européennes dernièrement, est pour sa part attendue en hausse, les intervenants attendant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, programmée pour 18h00 GMT.

Malgré une série d'indicateurs montrant la poursuite de l'amélioration de la conjoncture américaine, la Fed devrait réaffirmer son engagement à racheter 85 milliards de dollars d'actifs par mois pour soutenir l'activité.

Vers 11h40 GMT, le CAC 40 de la Bourse de Paris avançait de 0,57% (+21,36 points) à 3.797,11 points. À Francfort, le Dax progressait de 0,54% et à Londres, le FTSE prenait 0,02%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 avançait de 0,76%.

La hausse des Bourses européennes, un peu moins prononcée qu'en début de journée, est à la fois le fait de mouvements d'achats à bon compte et de la conviction largement répandue qu'une solution finira par être trouvée pour Chypre.

Les dirigeants chypriotes ont tenu mercredi matin une réunion de crise pour tenter d'éviter un effondrement financier du pays, après le rejet mardi soir au parlement du plan de sauvetage de l'Union européenne.

Aucun des 56 députés n'a voté en faveur du plan de dix milliards d'euros de l'UE, qui impliquait une taxation des dépôts bancaires chypriotes. Trente-six ont voté contre tandis que 19 autres, membres du parti du président Nicos Anastasiades, s'abstenaient.

Ronnie Chopra, analyste technique en chef chez TradeNext, a souligné qu'une certaine volatilité allait prédominer tant qu'un plan définitif pour Chypre n'aura pas été élaboré, tout en notant que les sommes en jeu étaient "relativement faibles".

"Les investisseurs ne veulent pas passer à côté du cycle haussier (...)", a-t-il ajouté.

Le compartiment bancaire (+0,57%) affichait l'une des plus fortes hausses de la cote après avoir plongé de 3,53% sur lundi et mardi.

Deutsche Bank enregistrait l'une des meilleures performances de l'Euro Stoxx 50, avec un gain de 1,44%, malgré le fait que la première banque allemande a revu à la baisse ses résultats 2012 après prise en compte de divers événements judiciaires.

Le titre EADS, qui avait touché un plus haut de l'année de 42,59 euros le 15 mars, accuse la plus forte baisse de l'Euro Stoxx 50, avec un recul de 2,53% à 40,635.

Comme les Bourses, l'euro regagne également un peu de terrain, repassant la barre de 1,29 dollar pour un euro, tout en restant proche de ses plus bas de quatre mois touchés au plus fort des incertitudes concernant Chypre.

Et le pétrole, évoluant souvent de pair avec les Bourses et l'euro, suit la tendance, le Brent évoluant à nouveau au-dessus des 108 dollars le baril et le brut léger américain dépassant le niveau de 92,50 dollars le baril.

Les actifs jugés risqués évoluant en hausse, ceux qui sont considérés comme sûrs reculent légèrement, à l'image des obligations à 10 ans allemandes cotées sur le marché secondaire. Berlin a placé 3,36 milliards d'euros de ces obligations, suscitant plus de demande que lors d'une adjudication précédente et à un coût moindre.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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