Les Bourses européennes en hausse à la mi-séance

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Les Bourses européennes en hausse à la mi-séance
Les Bourses européennes en hausse à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluaient en hausse à mi-séance alors que les investisseurs espèrent de nouvelles mesures pour sortir de la crise après l'accord européen intervenu en Bruxelles et sur fond de nouvelles craintes pour la croissance.

À Paris à mi-séance, le CAC 40 progressait de 1,02% à 3.229,31 points. À Francfort, le Dax avançait de 0,89% et à Londres, le FTSE prenait 0,62%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 gagnait 0,97%.

Les valeurs bancaires européennes (+1,36%) signaient une des meilleures performances sectorielles, profitant toujours de l'accord européen.

Crédit Agricole caracolait en tête du CAC 40 (+6,97%). La banque discute de la vente de tout ou partie du périmètre de sa filiale grecque Emporiki Bank avec plusieurs établissements financiers, a-t-on appris de source proche du dossier.

Barclays progressait de 3,65% alors que son président Marcus Agius a annoncé lundi sa démission à la suite du scandale de manipulation des taux qui touche la banque.

Les indicateurs publiés en Chine et en Europe ont montré que l'activité dans le secteur manufacturier continuait de se contracter. Les investisseurs attendent encore le PMI manufacturier pour les Etats-Unis, qui d'après le consensus Reuters devrait à nouveau baisser en juin.

Ces inquiétudes nourrissent les attentes de nouvelles mesures de soutien à l'économie. La Banque centrale européenne (BCE) doit rendre jeudi sa décision de politique monétaire et selon une enquête Reuters, 48 des 71 économistes interrogés ont dit s'attendre à une baisse des taux de la banque centrale.

Le dernier sommet européen a également apporté du soulagement sur les marchés, les dirigeants de l'Union européen s'étant mis d'accord sur le principe d'une recapitalisation des banques directement par le Mécanisme de stabilité financière (MES) ainsi que sur le principe de rachats d'obligations souveraines par le fonds de sauvetage, qui permettrait de faire baisser les coûts de financement de l'Espagne et de l'Italie.

Sur ce dernier point toutefois, le soulagement des investisseurs a été quelque peu cueilli à froid ce lundi, le gouvernement finlandais ayant souligné son opposition, ainsi que celle des Pays-Bas, à l'achat par le MES d'obligations sur le marché secondaire.

Blandine Hénault pour le service français, édité par Natalie Huet

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