Les Bourses européennes en hausse à la mi-séance

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TENDANCE HAUSSIÈRE DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE
TENDANCE HAUSSIÈRE DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes confirment leur orientation haussière mercredi à la mi-journée, à l'exception de Francfort qui accuse une perte minime, après des débuts incertains qui témoignent de la nervosité persistante des investisseurs.

L'indice parisien CAC 40 gagne 0,25% à 4.127,62, tandis que le FTSE prend 0,26% et que le Dax cède 0,06%. L'Eurofirst 300 avance de 0,22% et l'EuroStoxx 50 de 0,17%.

L'indice mondial MSI, en léger repli mardi en fin de journée, affichait un gain de 0,22%, tandis que celui des marchés émergents gagnait 0,13%.

Au vu des contrats futures, Wall Street est attendue pour sa part en très légère baisse en ouverture.

Les statistiques du jour ne permettent guère à des investisseurs encore perturbés par les déboires des marchés émergents et inquiets des perspectives de croissance mondiales de se faire une idée bien précise de l'évolution de la conjoncture en Europe.

Le secteur privé de la zone euro a ainsi enregistré en janvier son mois le plus actif depuis deux ans et demi mais il le doit à une forte croissance manufacturière qui a largement compensé une expansion plus modeste du secteur des services.

En revanche, le panorama est plus sombre pour la consommation dans cette même zone euro, la demande durant la période des fêtes de fin d'année ayant sensiblement fléchi alors qu'elle était attendue en hausse.

Un tel contexte est porteur en soi d'une menace de déflation - d'autant que l'inflation annuelle de la zone euro (0,7%) est très éloignée de l'objectif de la BCE (un peu moins de 2%) - au point que bien des économistes attendent une réaction de cette dernière dès sa réunion monétaire de jeudi.

Aux valeurs, Unibail-Rodamco accuse la plus forte baisse de l'indice EuroStoxx 50 (-2,3%). La foncière franco-néerlandaise a pourtant fait état mardi d'une hausse de son résultat net récurrent (RNR) par action supérieure à ses propres prévisions mais est pénalisée par ses perspectives.

ING en revanche est la plus forte hausse de ce même indice, avec un gain de 2,5%. Crédit Suisse a inscrit le groupe financier dans sa liste de référence et garde une recommandation de surperformer.

Le groupe suisse Syngenta a annoncé mercredi qu'il voulait porter ses économies à un milliard de dollars par an d'ici 2018, à la suite d'un recul de 11% de son bénéfice net en 2013, des nouvelles sanctionnées en Bourse par une chute de 4,6% de l'action.

Ce contexte encore très incertain favorise des monnaies comme le yen, jugé valeur refuge, qui continue de progresser contre le dollar et l'euro vers des pics de plusieurs mois.

Le dollar et l'euro ont touché des plus bas de 11 semaines mardi, de 100,755 et 136,25 yens respectivement.

Le dollar australien marque une pause après avoir bénéficié mardi d'un rally porté par des rachats de découverts. La monnaie continue de bénéficier du fait que la Banque de Réserve australienne exclut toute nouvelle baisse des taux.

Les contrats pétroliers sont orientés à la hausse, en raison d'une baisse des stocks de brut américain annoncée par l'Institut américain du pétrole (API) et par un coup de froid qui alimente la demande de fioul domestique.

Sur le marché obligataire, les futures du Bund sont en hausse avant une adjudication de Bobl à cinq ans, soutenus par les statistiques mitigées de la zone euro. Le rendement de l'emprunt grec à 10 ans se détend à 8,14%, en baisse de 26 points de base, en réaction à des informations selon lesquelles l'UE envisagerait de prolonger la maturité de prêts à la Grèce.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison

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