Les Bourses européennes en hausse à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES PROGRESSENT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES PROGRESSENT À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restent orientées en hausse lundi à mi-séance, soutenues par des rachats à bon compte après leurs pertes de vendredi, tandis que Wall Street est attendue en légère hausse dans un contexte de soutien massif des banques centrales internationales à la croissance.

Certains intervenants sont cependant plus prudents concernant la tendance boursière du mois d'avril, craignant une nouvelle dégradation de la situation financière de la zone euro.

Le yen poursuit sa glissade alors que la Banque du Japon a démarré sans tarder sa stratégie d'achats massifs d'obligations d'Etat annoncée la semaine dernière.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,63% à 3.686,55 points vers 11h GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,27% et à Londres, le FTSE 0,27% également. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 reprend 0,56%, tiré vers le haut par les indices des médias, des produits alimentaires et de la consommation discrétionnaire.

Lisbonne fait exception et recule de 1,06%, après le rejet par la Cour constitutionnelle du Portugal de certaines mesures d'austérité du gouvernement.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,1% à 0,3%.

Aux valeurs, EADS prend 2,8%, l'une des plus fortes hausses du CAC40. International Airlines Group, le groupe propriétaire des compagnies aériennes British Airways et Iberia, s'apprête à commander une vingtaine d'Airbus A350-1000 pour un montant qui devrait atteindre sept milliards de dollars (5,4 milliards d'euros) au prix catalogue.

A Athènes, National Bank (NBG) et Eurobank s'effondrent, l'annonce de la suspension de leur projet de fusion ayant déclenché un courant massif de ventes sur des anticipations de nationalisation des deux banques grecques.

Les obligations des pays de la zone euro profitent - à l'exception de l'Allemagne et du Portugal - de l'afflux de fonds d'investisseurs japonais en quête de rendement après l'assouplissement sans précédent annoncé par la Banque du Japon.

"Les investisseurs en Europe mais aussi partout dans le monde peinent à trouver des actifs à haut rendement, ce qui soutient non seulement l'Italie et l'Espagne, mais aussi la France et la Belgique et des pays intermédiaires (entre le noyau dur et la périphérie de la zone euro)", dit Michael Leister, stratège sur les marchés de taux chez Commerzbank.

Sur le marché des changes, le yen a touché des plus bas de près de quatre ans face au dollar et de trois ans face à l'euro alors que les rachats d'actifs de la Banque du Japon ont démarré.

La BoJ devrait acheter pour 1.200 milliards de yens (9,5 milliards d'euros) d'emprunts d'Etat cette semaine en ciblant des titres à échéance de plus de cinq ans.

Les analystes s'attendent à ce que la pression à la baisse sur le yen se poursuive et voient le dollar franchir la barre de 100 yens, un niveau jamais vu depuis avril 2009.

Le Brent pour livraison en mai rebondit sur ses plus bas de huit mois, au-dessus des 105 dollars le baril, dans l'espoir que les injections massives de liquidités de la banque centrale japonaise soutiendront la croissance mondiale et partant la demande de pétrole.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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