Les Bourses européennes en hausse à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE VERT À LA MI-JOURNÉE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE VERT À LA MI-JOURNÉE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes progressent vendredi à mi-séance et pourraient boucler une deuxième semaine consécutive de hausse grâce notamment au secteur des matières premières, portées par l'annonce par la Chine de mesures de soutien à son écononomie.

À Paris, le CAC 40 progressait de 0,41% à 4396,91 points vers 13h00. À Francfort, le Dax gagnait 0,96% et à Londres, le FTSE était en hausse de +0,16%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 confirmait la tendance avec +0,74%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent que Wall Street devrait suivre le mouvement en ouvrant en hausse après les nouvelles venues de Pékin.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang a promis vendredi des mesures pour soutenir l'économie de son pays, cherchant ainsi à atténuer les préoccupations liées au ralentissement de la croissance.

Parmi les mesures envisagées figure l'accélération de grands travaux d'infrastructure routière et ferroviaires, ce qui pourrait doper la demande de métaux industriels.

En réaction à ces annonces, l'indice sectoriel des matières premières Stoxx Europe 600, qui a perdu près de 12% depuis le début de l'année, progressait de 1,3% à la mi-journée.

Du côté des valeurs, Intesa Sanpaolo gagnait plus de 5%. La première banque de détail en Italie a fait état vendredi d'une perte de 4,55 milliards d'euros, nettoyant à son tour son bilan avec de provisions et des dépréciations conséquentes, tout en disant qu'elle était bien partie pour reconstituer ses bénéfices.

Toujours à Milan, Pirelli prenait 3,2% après avoir confirmé sa prévision de résultats et annoncé des hausses de prix pour les marchés latino-américains.

A Paris, Alcatel-Lucent, porté par un accord pour la modernisation des réseaux de China Mobile, progressait de 3,1%, la plus forte hausse du CAC 40.

L'euro continuait de baisser face au dollar après l'annonce d'une baisse surprise de l'inflation en Espagne. Cette nouvelle illustration d'un risque de dévaluation en Europe alimente une spéculation grandissante de mesures de stimulation de la part de la Banque centrale européenne, dont des responsables ont évoqué cette semaine une baisse des taux directeurs ainsi que l'hypothèse d'achat d'actifs.

Sur le marché obligataire, les coûts de financement des Etats de la zone euro dits périphériques poursuivent le recul, le rendement des bons du Trésor italiens à 10 ans tombant ainsi 3,296%, un creux depuis huit ans et demi et l'équivalent espagnol à 3,231%, un plus bas de huit ans.

L'Italie a ainsi pu mettre sur le marché pour 10 milliards d'euros de dette au taux le plus bas depuis 2005.

(Patrick Vignal pour le service français)

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