Les Bourses européennes en forte baisse à la mi-séance

le
0
LES BOURSES EUROPÉENNES EN FORTE BAISSE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN FORTE BAISSE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en net recul mercredi à mi-séance après deux jours de rebond - tout comme les marchés obligataires - des indicateurs américains très encourageants ayant ravivé la crainte d'un ralentissement du rythme de rachats d'actifs de la Réserve fédérale.

L'ouverture de Wall Street est elle aussi attendue dans le rouge, autour de -0,5%, au lendemain de l'annonce d'un retour en mai de la confiance du consommateur américain a son plus haut niveau depuis plus de cinq ans et d'une accélération des prix de l'immobilier en mars à un rythme sans précédent depuis près de sept ans.

"Le meilleur chiffre de confiance du consommateur, qui est certainement lié à la hausse des prix du logement, indique que la croissance américaine devrait s'accélérer", note Arnaud Poutier, responsable d'IG France. "Mais à court terme, ce chiffre est considéré comme une épée à double tranchant sur le marché parce qu'il pourrait inciter la Fed à lever un peu le pied sur son QE (quantitative easing ou assouplissement quantitatif). A long terme, nous préférons quand même tous la croissance économique et des fondamentaux solides à la perfusion des banques centrales."

David Thébault, responsable du trading quantitatif chez Global Equities, juge pour sa part qu'il faudra attendre les chiffres de l'emploi de vendredi 7 juin, "seul baromètre clair pour le QE" avant de se faire une idée de la position de la Fed.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 1,4% à 3.993,89 points vers 11h GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,75% et à Londres, le FTSE abandonné 1,58%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 accuse une perte de 1,4%, tiré vers le bas par le secteur des équipements de la personne et de la maison, dont les produits de luxe, qui perd 2,5%.

À Paris, LVMH perd 2,6%, plus net recul du CAC, tandis qu'EADS (+0,7%), qui tient son assemblée générale cet après-midi à Amsterdam, affiche la plus forte hausse.

Peugeot (-1,8%) réagit peu aux déclarations du groupe selon lesquelles une augmentation de capital évoquée par latribune.fr et Le Monde n'est "pas d'actualité".

Sur le marché des changes, le yen accentue son rebond face au dollar, autour de 101,25, soutenu par la baisse des marchés d'actions. Toutefois le retour des craintes d'une décélération du programme de soutien à la croissance de la Fed maintient le dollar près de ses plus hauts niveaux en trois ans face à un panier de devises.

De son côté, l'euro reprend un peu de terrain à la faveur d'achats de fin de mois pour les entreprises.

Le baril de Brent stagne autour de 104 dollars dans la crainte d'un ralentissement des achats de la Fed et après la baisse des prévisions de croissance en Chine.

L'OCDE a globalement revu en baisse ses prévisions de croissance mondiale 2013, anticipant une récession plus marquée en zone euro et invite la BCE à imiter la Fed.

Juliette Rouillon pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant