Les Bourses européennes en baisse à mi-séance, l'Ukraine inquiète

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-JOURNÉE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À LA MI-JOURNÉE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Une escalade des tensions en Ukraine pèse sur les Bourses européennes vendredi et favorise les valeurs refuge telles que les obligations souveraines en Europe, à la fin d'une semaine portée jusque-là par de bons résultats et des fusions.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,52% à 4.456,51 points vers 13h15. À Francfort, le Dax cède 1,2%, particulièrement affecté par l'aggravation de la crise ukrainienne et à Londres, le FTSE cède 0,35%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 recule de 0,93%.

Wall Street s'annonce encore dans le rouge elle aussi. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,33% à 0,46%.

Les forces ukrainiennes ont lancé jeudi une offensive contre les séparatistes pro-russes, faisant jusqu'à cinq morts, et des manoeuvres militaires ont débuté en Russie près de la frontière ukrainienne en rétorsion. Vendredi, sept personnes ont été blessées dans une explosion à un barrage tenu par des nationalistes ukrainiens près d'Odessa, sur les bords de la mer Noire, non loin de la frontière occidentale du pays.

Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a accusé vendredi la Russie de vouloir déclencher une Troisième Guerre mondiale en occupant "militairement et politiquement" l'Ukraine et en provoquant un conflit qui s'étendra au reste de l'Europe.

Aux valeurs, la cotation d'Alstom est suspendue depuis l'ouverture dans l'attente d'un communiqué. Le titre du spécialiste des infrastructures électriques et ferroviaires avait bondi de 10,93% jeudi à la suite d'une information de Bloomberg News selon laquelle Alstom pourrait être racheté par General Electric.

Bouygues, qui détient 29% du capital d'Alstom, gagne 2,34%, en tête du CAC, après avoir pris 4,64% la veille.

Kering signe la plus forte des rares hausses du CAC, avec un gain de 4,3% au lendemain d'un chiffre d'affaires jugé encourageant.

A Stockholm, Electrolux s'adjuge 9,26%, plus forte hausse de l'indice Stoxx 600 européen après des résultats trimestriels meilleurs que prévu. Le numéro deux mondial de l'électroménager derrière Whirlpool a aussi relevé sa prévision de la demande en Europe cette année.

Sur le marché des changes, le yen et le franc suisse profitent de leur statut de valeur refuge pour atteindre des pics d'une semaine face au dollar.

L'euro reprend un peu de terrain malgré les commentaires de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, la veille, qui a évoqué encore une fois la possibilité d'un programme d'assouplissement quantitatif et répété son inquiétude face à l'appréciation de l'euro.

Du côté des matières premières, le pétrole Brent est retombé sous le seuil symbolique des 110 dollars le baril franchi la veille, tout en restant près de ses plus hauts niveaux en sept semaines, la montée des tensions autour de l'Ukraine ayant réveillé les craintes de perturbations de l'offre de pétrole.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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