Les Bourses européennes débutent sur une note hésitante

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LES BOURSES EUROPÉENNES HÉSITENT DANS LES PREMIERS ÉCHANGES
LES BOURSES EUROPÉENNES HÉSITENT DANS LES PREMIERS ÉCHANGES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont débuté sur une note hésitante mardi, dans l'inquiétude sur l'évolution des négociations autour de la dette grecque, mais certains des grands indices s'apprêtent à afficher leur meilleur trimestre depuis plusieurs années.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé lundi soir à un "compromis honnête" avec les créanciers, tout en avertissant qu'il ne signerait pas un accord "sans condition" et en ajoutant qu'une restructuration de la dette était nécessaire.

Athènes doit préciser ses projets de réformes si elle veut obtenir rapidement une nouvelle tranche d'aide, ont fait savoir ses partenaires de la zone euro.

"La stratégie de la corde raide se poursuit et les deux parties restent chacune sur leur position faute de volonté politique. Bien que la Grèce se dirige droit sur un défaut de paiement, un accord ne semble pas à portée de main", écrit Jonathan Sudaria, chez Capital Spreads, dans une note.

Après une ouverture en léger recul, les grandes places financières se sont orientées en légère hausse.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,17% à 5.092,15 points vers 7h50 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,02% et à Londres, le FTSE prend 0,1%. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,12% et le FTSEurofirst 300 avance de 0,26%.

Sur le mois de mars, l'EuroStoxx 50 a pris environ 3,6% et le CAC 2,7% et sur le premier trimestre les hausses sont de, respectivement, 18,5% et 19%. L'Eurofirst 300 est en hausse de 16% depuis le début de l'année et devrait afficher sa meilleure performance trimestrielle depuis le troisième trimestre 2009.

La Bourse d'Athènes prend 2,25% en début de séance mais fait exception sur le trimestre avec une perte de 6,5%.

Aux valeurs, Valeo perd 2,6%, plus forte baisse du SBF 120. BPI France a annoncé la cession de 1,7% du capital de l'équipementier automobile, au prix de 142,26 euros par action, soit environ 188 millions d'euros.

Kingfisher, numéro un européen des magasins de bricolage, gagne 4,6% après l'annonce de son intention de fermer 60 magasins B&Q au Royaume-Uni.

Dans le secteur, Mr Bricolage, suspendue depuis le 23 mars, chute de 9,5% après que Kingfisher a reconnu l'échec de son projet de rachat pour 275 millions d'euros.

Yoox prend encore 8,11%. Richemont a annoncé mardi la signature attendue d'un accord prévoyant la fusion entre sa filiale de ventes d'articles de mode en ligne Net-a-porter et son concurrent italien.

Le voyagiste britannique Thomas Cook s'adjuge près de 3% après s'être déclaré convaincu qu'il atteindrait de ses objectifs pour l'année.

Sur le plan macroéconomique, les ventes au détail en Allemagne ont baissé sur un mois en février pour la première fois depuis septembre, mais la hausse soutenue enregistrée sur un an alimente les espoirs de voir la consommation des ménages tirer la croissance vers le haut cette année.

Au Royaume-Uni, le moral du consommateur s'est encore s'amélioré en mars, à un pic de plus de 12 ans.

Le dollar reste bien orienté face au yen et à l'euro, soutenu par des opérations de fin de mois et de trimestre. Le billet vert se traite autour de 1,0775 pour un euro et de 120,15 yens et devrait afficher son meilleur trimestre depuis 2008 à la faveur des divergences en matière de politique monétaire entre les grandes banques centrales dans le monde.

Le pétrole accentue ses pertes face à l'accélération du rythme des négociations entre l'Iran et du groupe "P5+1" des grandes puissances occidentales, à l'arrivée de la date-butoir fixée pour la conclusion d'un accord préliminaire sur le programme nucléaire de Téhéran.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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